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Tome quatrième.
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525
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ET DES FABLES. 525consacre presque un chant entier à raconter le mariagede Clymene avec le soleil, ôc l’aventure malheureuse dePhaeton : il y dit (vers. 14j ôc suiv.),que l'^Lther,d'ouil descendoit, célébra sa naissance , que les Nymphes del’Océan en prirent foin, ôc que toutes les étoiles faisoientla garde autour de son berceau ; que l’Océan, pour amuserce jeune enfant, le j étroit en l’air, & le recevoit ensuitedans son sein ; que devenu plus grand , il se faisoit unpetit char, auquel il attelois des Béliers ; ôc qu’au boutdu timon il y avoir mis une espece d’étoile, qui ressem-bloit à l’étoile du matin, dont il étoit lui-même l’image.II est bien diflìcile de méconnoître ici l’astre du matin,qui, au lever héliaque du Bélier, précédoit le char dusoleil.

On fit de Clymene une Nymphe des eaux : on voulutsans doute faire allusion aux pluies de ì’hiver auxquellesson lever succédoit, 6c dont ce lever annonçoit la fin.Cette conjecture est d’autant plus vraisemblable, que cetteFable dans les Métamorphoses, fuit presqu’immédiatementle déluge, ôc que Plutarque , dans la vie de Pyrrhus,nous assure que Phaeton étoit le premier Roi qui eutrégné fur les Molosses après le déluge : or, par délugeon entend dans ces Fables allégoriques les pluies de l’hi-ver, qui commencent en automne ôc finissent au printemps.Nous verrons la même allégorie répétée dans la Fablede Persée, qui avant d’allumer le feu sacré , arrête ledébordement des fleuves, ôc les fait rentrer dans leur lit.Or Persée, qui est à côté du Cocher, le remplaça peude siécles après dans la fonction de génie, ôc les idéesphysiques appliquées au Cocher durent l’être aussi à Per-sée. On ne doit point s’étonner que l’on ait appellé despluies violentes ôc des débordemens du nom de déluge,chez des peuples où l’histoire du déluge révélée dans l’E-criture Sainte, n’étoit pas assez connue. Le même géniepoétique qui fit appeller l’été l’embrâsement de la natureôc l’incendie de l’Univers, put bien faire appeller délugela saison des eaux ; les limites de ces deux regnes étoientaux équinoxes.