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Ainsi j’ai prouve que les Divinités du ciel , tellesqu’Hercule & Bacchus, ont été imaginées d’après les as-tres , & que les animaux que l’antiquité révéroit se trouventencore n’être que les emblèmes des étoiles. II me reste àexaminer les Divinités infernales ; on fera surpris de voircomment elles s’accordent avec mes principes, & il feraenfin prouvé que presque tout ce que les Païens ont adorédans le ciel, fur la terre & dans les enfers, se trouve égale-ment dans les Constellations.
Pluton ne doit être, dans mon système, qu’ime forme ^. Ex PÍ^ at . 10 "
. 1 u , 1 n í m r • j Divinités intcma,-
particuhere de lame du monde & de 1 esprit moteur des i cs .sphères, considérée au temps où commence le régné dela nuit, & lorsque le soleil va porter la vie & la lumièredans rirémifphere méridional. II doit donc être peint avecles attributs des Constellations qui fixent ce point impor-tant de Tannée astronomique ôt de Tannée rurale, c’est-à-dire, que Pluton doit se trouver dans les limites équi-noxiales d’automne : nous allons d’abord faire voir quecette idée de Pluton que nous présentons comme uncorollaire de notre système général, étoit effectivementcelle que les anciens avoient de cette divinité.
Les Stoïciens regardoient Pluton comme le génie quipréfidoit à la matière ôt à la faculté génératrice dont elleest susceptible « T arma autan vis omnis atque natura Diû» patri dedicata e/î.... quia recidant omnia in terras , 6* orian -» tur è terris » {Cicero de Nat. Deorum , Liv. II, c. 26).
II étoit dans Tancienne Théologie le même que Jupiter,que Macrobe dit être Tame du monde. Juxta TheologosJupiter ejl mundi anima ( Somn. Sap. ). Hernies in Afclepio ,l’appelle Plutonius Jupiter , & Thymne d’Orphée A"
%- 9 -one. On distinguoit Pluton du Jupiter céleste par lesurnom de Chtonius ou de Terreflris , & par celui de J u-piter infernus, parce qu’il exerçoit son empire sur Thémis-phere inférieur, & dans la partie du ciel enfoncée fousla terre. Ceux qui ont confondu L’intelligence solaire avec1-e soleil même, ame visible de l’LJnivers, ont toujoursregardé Pluton comme le soleil des signes inférieurs, oudes lignes d’hiver, C’est le sentiment de Porphyre danj»