544 ORIGINE DES CONSTELLATIONS
Eusebe ( Prceparat. Evang. , Lib. III, c. 11 ). « Fer Plu-» tonem intelligi volebaru solem qui cïrca Jolflitium hyemale» sub terras commeans , latentem & ignotum orbem circum -» eundo peragrat ». L’oracle de Claros dit qu’on don-noit à Yao, ou au Dieu suprême le nom de Jupiter, auprintemps, & de Pluton pendant l’hiver :
Dic
Deorum omnium supremum ejse Jao , (juemHyeme Orcum dicunt , ineunte vere Jovem.
Macrob. Sac. Liv. í, ch. 18.
Ce nom Yao, est celui de l’ame des sphères, ôc dugénie du premier mobile ou du premier ciel ( Epiphan .,c. 26 ) in primo coelo ejse Yao pnncipem. Macrobe confirmeégalement par les vers d’Orphée cette diversité de nomsdonnés à l’être unique dans les différentes saisons del’année; chez lui Jupiter, Bacchus, Pluton désignent lemême être, le soleil visible, ôc dans mon système, l’amedu soleil ôc de l'Univers entier, ce spiritus unus qui semétamorphose en plusieurs maniérés pendant une révolu-tion solaire, Ôc prend les attributs des astres dans lesquelsil voyage. Pluton est appellé le Jupiter noir, dans SiliusItaliens, Liv. VIII.
Après savoir considéré sous son nom connu de Grecsôc des Romains, considérons-le sous des noms étrangers,& nous verrons que les Dieux avec lesquels les Grecs ôíles Romains font identifié , présentent tous la mêmeidée que celle que nous donnons ici de Pluton. Plutarque& plusieurs autres Savans disent qu’il est le même quele fameux Sarapis des Egyptiens ( Julion imperat. orat. 4,& Plutarq ., de Ifid. , pag. 361) : Neque verb Sarapis aliusquàm Pluto. II en est de même de S. Clément {in pro-trept. edit Grœc. Commelin., pag. 14). Tous ces auteursPappellent Sarap, mais Sarapis , suivant Philocorus, eratnomen ejus qui universum ordinat atqut ornât. II est vraique Plutarque rejette le sentiment de ce Savant ; mais cen’est que l’étymologie qu’il blâme, ôc qui ne vaut rien,