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ftón plus que celle de Plutarque, comme nous le verronsbientôt. Du reste, il admet l’idée théologique, puisqu’ilconvient plus bas qu’on peut le regarder comme ie prin-cipe du mouvement universel de la nature, ce qu’étoiteffectivement Pluton, ou l’ame du monde métamorphoséeen serpent, Sarap , en langue Chaldéenne. Plutarque con-vient lui-même que ce nom n’est point d’origine Grecque{de Ijîde , pag. 37 6). C’est le même serpent dont on sup-posoit dans les mystères que Jupiter avoit pris la formepour s’unir à Proserpine, 6c c’est ainsi qu’on doit expli-quer ce que dit Plutarque de Sarapis qu’il est le mêmequ’Osiris ou l’ame du monde, mais Osiris lorsqu’il a subisa métamorphose. « p ne fiat autem Ofìrim cum Baccho eum-» dem facere , & cum OÇiride Sarapim , fie diclum poflquam» naturam mutavit ». On verra bientôt que Jupiter étoitTaureau avant de devenir serpent, comme Osiris 6c Bac-chus étoient peints avec les attributs du Taureau, avantde se métamorphoser en Sarap ou Dieu serpent. D'autresdisoient qu’Apis mort étoit devenu Sarapis. « Nymphodorus» ait Apim Taurum mortuum Sarapim fuisse appellatum ( Lylio» Giradi , pag. 191 ). Ce qui est vrai, puisque le coucherdu Taureau Apis fait naître Sarapis. S. Augustin dit austì îK His temporibus rex Argivorum Apis navibus tranfvecíus» iri /Bgyptum , cum ibi mortuus fuijfct, faclus efl Sarapis ,» omnium maximus JEscwpdorum D eus (de Civitate Dei ,» Liv. XVIII). 7
Les peuples du Nord ont le Dieu blanc 6c le Dieunoir qui est le Roi des enfers : Plutarque nous représentele Pluton des Grecs fous les mêmes traits que l'Arhimandes Perses , ou le génie qui préfidoit aux six signes in-férieurs dans la sphere. Or on a vu ci-devant qu’Arhimann’est que l’astre génie qui préside à l’empire de la nuitqui s’étend depuis l’équinoxe d’automne, jusqu’à celui deprintemps, ou à l’hémisphere inférieur. Ce qu’Oromaseôc Arhiman étoient dans la Théologie des Perses, Ju-piter 6c Pluton l’étoient dans celle des Grecs : « Bonatrtv partem Jovi OLympio , malatn Diti averrunco Grœci affì -» gnant ( Plut. ) ». Et Diogène Laerce dit; que Pluton est le;Tomt IV* TÍjZZ