546 ORIGINE DES CONSTELLATIONS
même qu’Arhiman chez les Perses : « Duo juxtà illos effe» principia... Bonum Dcemone.ni & malum, alterum ex úsy> Jovem & Oromajdem , alterum Plutonetn & Arimanium» dici ( Pioëm . pag. 6) », Hesychius confond aussi Arhi-man avec Pluton. Ce que nous avons dit du génie de lanuit, d'Arhiman considéré comme collègue d’Oromazedans i’administration de T'Univers, où l’un préside à lalumière ôc l’autre aux ténèbres, doit Rappliquer au par-tage fait entre Jupiter ôc Pluton, l’un Roi du ciel supé-rieur, l’autre de Tinférieur.
Ces deux principes que l'on trouve dans toutes les re-ligions païennes font deux formes opposées du mêmeêtre, & ne font différens l’un de l’autre que par la naturedes opérations dont ils font agens, ôc de la force dontils font dépositaires. Considérés comme astres 6c génies,ils font distingués, ôc même opposés dans leur nature ôcleurs fonctions; mais fous un autre rapport, ils ne fontque la force unique qui meut la nature, crée, conserveôc détruit, 6c n'est divisée que dans ses agens visibles.
Proclus exprime très-bien cette idée théologique fur lesformes variées ôc souvent opposées que prend l’être uniquelorfqu’on le considéré dans le monde, ou Tordre des gé-nies dépositaires d’une portion de la force universelle :« Immutari videntur Dii, cum idem numen juxtà diverjos» ordines & gradus ad extremum usque procedit , multiplicans» Je ipsum , & in subjeclas adminiflrationes dejcendens . Ete-» nim numen hoc modo videtur mutari in eam formam in quam» progrediens super n è descendit. Ità Apollinem accipitri fimi-» lem dicunt , ibidi Mercurium , infimos ipjorum & m a gis» dcemonios gradus indicando , in quos à Juperioribus pro-» cedunt ». Ce passage est vrai, lorsqu’on Tapplique auxanimaux célestes, ou aux astres génies dans lesquels Pâmedu monde 6c du premier mobile fixe une portion de laforce de l’Univers ôc de Tharmonie céleste, dont faction furla terre étoit censée tout produire. Cette vérité est con-firmée par Martianus Capella dans la belle Hymne qu’iladresse à lame du monde, ou àl’intelligence myrionimeémanée du pere.