ET D ES FABLES. s7 ;
Bacchus 6c d’Ariadne, un Faune, ou Dieu à cornes debouc, met la couronne fur la tête d’Ariadne, 6c Bacchustient dans fa main un Serpent, symbole visible du Ser-pent céleste dont l ame du monde ou Bacchus prenoitalors la forme, 6c auquel il s’unissoit dans fa conjonctionavec la couronne boréale : il étoit alors Bacchus Sarap.{Ant. cxpl., tom. I, part. i, pi. 150).
Ainsi Libéra ou Perfephone est certainement uneConstellation, 5 c les aventures de cette Déesse ne peu-vent être que des apparences astronomiques de la naturede celles qui, suivant Chérémon , avoient pour objet lesoleil, la lune, les planètes, le Zodiaque 6c les astres enaspect avec eux ; fondement unique de toutes les Fablessacrées. II n’est donc point étonnant de trouver Proser-pine avec les douze signes dans le monument qui repré-sente l’enlévement de cette Déesse, & d’y trouver à sescôtés Hercule ou Thésée, comme il Test dans la spheredes étoiles. Les planètes durent également lui être unies,comme elles le font aux autres astres génies, soit à Bac-chus , soit à Apollon, Ôte. Aussi les anciens disoient queles planètes formoient son cortège, 6c les appelioient lesChiens de Proserpine (Porphyre dans la vie de Pythagore).La plupart des Auteurs Pont confondue avec la lune,reine de la nuit 6c de la végétation, à laquelle elle étoitintimement unie, comme l’astre qui préfidoit aux signesinférieurs 6c à l’empire des ténèbres, 6c comme l’intelli-gence motrice de la sphere lunaire.
II sera donc aisé de la reconnoître encore, lorsquequittant les habits de la Déesse de la nuit, elle prend laparure de Vénus au printemps. C’est ainsi qu’on pourraconcilier tout ce que disoient d’elle les anciens, 6c ex-pliquer la belle hymne d’Orphée à Proserpine, qui, sanscette clef, renferme des idées presque contradictoires :telles que celles de Lucifera , ôcc.
laites datrìx ,
Qux tejies inferni portas fui profunditatibus terra,Furiarum genitrix , fibterraneorum Regina ,