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Reponsedes Guises aun Avertis-sement.
15-. MEMOIRES
temps, ceux de Lorraine y auroient renoncé, se trouvant avtSacre des Rois Charles V , Charles VI, VII, François I, Hen-ri II, François II, Charles IX, Sc de notre Roi, où ils ont• assisté comme Pairs, Sc ont aidé à couronner nos Rois , oncpris état fous eux, leur ont fait foi Sc hommage, comme aleurs Rois Sc Princes souverains.
Davantage , si ainsi étoit qu’il y eût quelque droit pour laMaison de Lorraine , ce seroit premierement au Duc de Lor-raine , puis au Duc de Mercœur , à la débattre, avant que ceu*de Guise y puiíïent rien quereller.
Dont il n’est vrai-semblable que feu Monsieur de Guise eûtprétendu à la Couronne , ni son frere. Et si vous me dites quece n’est pas aílèz de le dénier, Sc si pour dénier un crime, ondoit absoudre un homme, jamais il n’y auroit aucun convaincu;je vous répondrai ce que dit un grand Empereur : » s’il est ainsim que ce soit aíïèz que d’accuser pour condamner , jamais hom-» me ne se trouvera innocent.
Aussi ledit argument de ceux de la prétendue Religion setrouvera bien foible Sc bien léger , quant avec une dénéga-tion seule il sera renversé Sc sellé. Si donc ils ont quelques té-moins de leur dire, ils les doivent produire, Si acculer seu-lement ceux de Guise de grand crime ; car , qui ne déféreraun criminel de leze-Majesté , encourt le crime de leze-Majestépar les Loix Civiles dudit Roïaume.
J’ajouterai encore ce point : que quand ceux de Guise se-roient descendus par raison de Charlemagne, ce que ne sont,toutefois ce Roi leur peut dire que Pépin , pere de Charle-magne , avoir usurpé le Roïaume contre les Successeurs de Pha-ramond : conséquemment, que Hugues-Capet, Sc fa Race, yont autant de droit que ceux de Charlemagne. Mais qu’est-iíbesoin se défendre , quand il n’y a aucun procès intenté poufce fait-là, Sc qu’on ne doit recevoir un criminel à ses faitsjustificatifs , avant qu’on lui ait parfait son procès.
II est vraisemblable alsez que Monsieur le Cardinal de Bour-bon , s’il connoiílòit l’intention de Monsieur de Guise êtretelle, qu’il voulût déshériter de la Couronne Messieurs de Bour-bon pour se l’approprier , il ne voudrait adhérer à ses desseins,ou il s’oubliroit par trop.
Mais c’est la façon ordinaire des Huguenots de se mêler de§choses qui ne leur appartiennent en rien , semer des noises en-tre les Princes pour leurs rangs , où ils devroient disputer de§
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