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ks mains du Roi, lui 6c Monseigneur le Prince de Condé , desGouvernemens qu ils ont en ce Roïaume , moyennant que lessusdits fifïènt de même : íi est-il notoire à un chacun , que c’estUne espece d’inégalité inique d’égaler les enfans de la maisona ux étrangers ; s’ils avoient au reste autre différend à vuideravec lui, afin que le Roi n’en eût la peine, duquel la per-sonne coûteroit trop cher à ce Roïaume , supplioit ledit Sei-gneur Roi de Navarre Sa Majesté de trouver bon que cetteQuerelle se démêlât, ou de ses forces aux leurs, ou , pour abréger^ misère publique, de fa personne à celle de Monsieur de Guise,5*u de plus à plus , comme il voudroit, soit dedans , soit dehorse Roïaume , en un lieu de libre acces ; ajoutant que , s il sePouvoit aviser d’autres moyens expédiens plus propres pour pa-cifier l’Etat de ce Roïaume , volontiers il les embrasseroit , &^ y épargneroit fa vie, 6t suppliant Sa Majesté très humblement~ e lui faire cet honneur de les lui ouvrir s'il en voyoit. Cepen-dant , fans avoir égard à ces conditions si raisonnables , a étéfaste outre audit traité de paix, au grand préjudice de l’Etat,^ de la Maison de France & du Roi même : paix à la vérité in-nigne de ce nom ; car 011 juge aílèz que c’est la veille d’une guerre,èc cette guerre peut-être ( Dieu y peut pourvoir par sa clémence )
la veille de la ruine & dissipation de cet Etat : paix faite avec lesEtrangers , pour exterminer les domestiques avec les rebelles ,pour ruiner les obéiífans avec les conjurateurs , pour leur mette1 épée en la main contre soi-même , pour en abuser à leur dis-crétion : paix aussi qui n’a rien eu certes de Pair d’une paix ,*^ais toute funebre , toute noire, êc de mauvais augure, que5 Roi n’a signée qu’à main tremblante , que les Princes deSang, 6c les Pairs de ce Roïaume même les plus Catho-| l ques , ont refusé de jurer , comme l’arrêt de leur mort, èc^finale ruine de PEtat, qui au reste n’a apporté joie ni auxc hamps ni aux Villes, a rempli d’horreur tous les bons Fran-cs de ce Roïaume , a seuls réjouis ceux qui se nourriíîent de\ m °rt.
Mais paix, à la vérité, que ledit Seigneur Roi de Navarref Cc °nnoît très bien ne devoir être imputée au Roi, Prince dé-.Nnaire Sc équitable, de la nature duquel elle est trop éloignée,^ a la Reine fa mere , qui n’a eu destein en ses travaux que de^udre la tranquillité en ce Roïaume ; ains partie à la lâcheté
Partie à la perfidie de quelques-uns du Conseil du Roi, les
3 Rfviteurs, les autres parens ou alliés de ceux de cette Ligue,
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DECLARAT,ET PROTEST.
de Henri IV,
&C. SUR LAPAIXAVEC
les Ligués.