1585.
DECLARAT.
et Prote st.de Henri IV.
&C. SUR L A■PAIX AVECLES LiGUE’s.
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qu’on fait au commencement lui avoir exténué & amoindri lemal, le lui proposant facile à appaiser, afin qu’il ne se pouf'vût des remedes nécessaires , & puis tout-à-coup l’ont représenteíi grand, quand les forces de la Ligue ont été bien avancées,qu’il s’est aisément persuadé qu’il pouvoit être opprimé par eux ,s’il ne leur satisfaisoit bien promptement ; &c des gens de cetteforte, on fait qu’un bon nombre avoit accompagné la Reinefous ombre de la servir , qui avertiffoient ceux de la Ligue dece quelle avoit de plus secret; qui tenoient conseil ensemble»soudain qu’ils étoient hors de fa chambre , des conseils qu’ilsleur dévoient donner ; qui, pour bétonner en somme , lui íi'guroient des armées pour le secours de la Ligue , qui n’ontjamais comparu , & n’avoient subsistance qu’en l’air. C’est patce Conseil que le Roi a été détourné de se servir de ses plusproches , qui n'eu sien t pas épargné leur sang pour le tirer estpeine , 6e qui en avoient 6e les volontés & les moyens en main»6e pour récompense, on les vend à l’Etranger, on paie de leufsang & de leur vie en tant qu’on peut. C’est par ce même Con-seil , qu’on a refusé les offres des Princes voisins , Joyau*alliés de la Couronne , pendant que l’argent d’Espagne s’épan-doit dedans la France par la Ligue , Le trouvoit entrée dedansdes Villes , dedans les Conseils , juíques aux plus étroits. Ensomme le Roi, & chacun le sait, a été livré par ceux auxquclsil avoit autant occasion de sc fier si les biens reçus pouvoien*amender l’ame des hommes ; 6e s’affure entierement ledit Sebgneur Roi de Navarre , que, s’ils ont eu la puisiance par lentartifice Le violence d’armer ses bras contre lui , qu’au moinSses soupirs , ses souhaits Le ses vœux combattront pour fa que-relle , qu’il a très bien reconnue ( 6e n’est pas possible qu’il l’astoublié ) être la sienne.
Espéré ledit Seigneur Roi de Navarre que la plupart de gensde quelque jugement de ce Roïaume , & ceux sur-tout q stauront plus près approché de leurs a étions , Le y auront mênstété mêlés , auront bien su découvrir le fond des intention 5de cette Ligue ; Le pourtant se veut promettre d’eux qu’ils n eseront tant de tort à leur honneur que de porter les armes contffla Maison de France, sous ombre de cet Edit : comme ils cf 1seroient aussi trop Le à leur jugement, s’ils les penfoient avost
E riscs pour lesdits prétextes, même pour la fureté de leur R c 'gion.
Ceux de cette Ligue avoient pris divers prétextes, coxníst'