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Tome premier.
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'.1.585.

. Remontr.duClergé

266 MEMOIRE

aura déshonoré & désobéi aux Prêtres

fera ruiné , êc avec lui

le Prophète. Peut-être, S 1 R E, que le mépris de notre Ordre,qui est aujourd’hui en ce Roïaume, a bien avancé la ruine d eRoi ANCE v ? tre Peuple, Dieu étant indigné , pour le mépris fait à fes Mi'A 01 ‘ nistres. Car en effet mépriser le Ministre, c’est mépriser Dieu-Pour cette cause , il peut avoir permis que votre peuple aitété desçu par Hérésie , défaillant par son juste jugement en plu-sieurs lieux de votre Roïaume bons Pasteurs , qui leur euílesttannoncé la vérité de fa doctrine.

Les Evêques, au Concile tenu en la Ville d’Aix-la-Chapelle,.font pareille requête à PEmpereer Loys Débonnaire , Sc lui de-mandent que par lui, ses enfans, ses Princes Sc Seigneurs en-tendent Sc connoiílènt la puiílance, vigueur Sc dignité des Prê-tres , pour leur rendre l’honneur qui leur appartient, lesquelsont pouvoir de Dieu de lier 6c de délier fur la terre, de remet-tre & retenir les péchés ; lesquels le grand Constantin Empereura tant honorés , qu’en la présence de trois cehs dix-huit Evêquesaílemblés par le Concile tenu à Nice , refusant de prendre la coU'noiílancc de leurs différends, leur dit : Qu’ils avoient puislancede juger tous les autres hommes , mais qu’eux Evêques ne pou-voient être jugés d’aucuns hommes. Théodose , Empereur treSChrétien , à un qui lui disoit qu’il commandât à saint Cyrille,Archevêque d’Alexandrie , de ne permettre les Evêques s’asieifl'bler, répondit, qu’il n’avoit puiílance de commander à un Eve;que.

Ainsi, Sire , notre requête ne doit être estimée incivile u Jambitieuse ; car encore que les Evêques Lc Prêtres qui nous oU cprécédés aient été beaucoup plus excellons que nous , en leur vl?Lc mérite , toutefois le saint ministère que nous traitons e$même , Lc n’est de moindre autorité Lc dignité ; Lc combien qU Ênous soyons indignes d’un si grand ministère, toutefois nous ïfdevons être méprisés, & notre ministère ne doit être en nous vih'pendé pour l’honneur de celui duquel nous sommes Ministres.

Pareillement, Sire, nous vous supplions que notre jurmdiction ecclésiastique ne soit empêchée , comme elle a été, 65 ^journellement, Lc que la puissions librement exercer ès causes pffrement spirituelles , fur les personnes tant laïques qu’ecclésiasi 1 ^ques , spécialement pour le regard des censures contre ce 11 *-qui ont commis crimes notoires Lc scandaleux. Cette requ et6n’est nouvelle. Les Evêques aílemblés au Concile de Cha’ oí ■fur Sône , requirent l’Empereur Çharlemagnc j à ce que p a

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