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Tome premier.
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Zzr MEMOIRES

—’■ — eu ) il se trouvera que pour la plus part la perte est tombée set

' ' la Ligue , tellement qu’il se peut dire avec vérité que pour un

Remontr. j e j a Religion prétendue réformée, il en est mort trente de bjLigue pour le moins ; Sc pour abréger en lomme , voyez, toi»tes choses calculées, s’il y a homme íì idiot qui voulût troquéRoyan Sc Taillebourg en Guienne, Lodeve Si Saint Pons elTLanguedoc, Montelimart, Ambrum & Dyc en Dauphiné, Ac-coutre Montignac , Castetz , Sainte Bastille, Monstgur Lc Castillon,les trophées de la Ligue,les trophées de Monsieur de Maven'ne, mais triomphes chers & ruineux, Lc j’oserai dire funéraillesVient maintenant, après qu'ils ont jet té tout le feu , unÇpuissante armée étrangère , au secours du Roi de Navarre: qudmiracle produira la Ligue ici pour s’en couvrir ? Quand on ahleguoit devant le Roi, qu’il st toit fans doute secouru des Prio"ces qui faisoient même profession que lui, puis même qu’il Jctlloìt de la Religion , expresiement, Sc qu’ils vouloient qu’on sevât le masque ; ils avoient, qui les eût voulu croire , pourvuîong-tems à tout cela. De la Reine d’Angleterre , ils lui tsevoient tant tailler d’assaires du côté d’Ecoíst, tant même enson Roïaume propre, qu’elle seroit aístz occupée en elle-nseme ; Sc de fait ne faut douter qu’ils n’aient attisé tous les tison 5fumans , remué toutes les cendres , Sc soufflé toutes les étincebles qu’ils ont pu. Cependant comme il plaît à Dieu souffler st rleurs desseins , jamais l’Angleterre ne fut si paisible , jamais plu 5étroitement alliée à l’Ecoíte , jamais aussi ne s’y vit la bene*diction de Dieu plus clairement, soit dedans, soit dehors, DieUayant miraculeusement découvert les pratiques par plusieurs fois*Sc franchement que les Jésuites suscitoient contre la Reine d’A n"gleterre , sa personne Sc son Etat, Dieu au contraire favorisaisles entreprises qu’elle a faites pour la défense de ceux qu’elle *connus etre opprimés injustement.

D’Allemagne, pour lever toutes difficultés au Roi, ils en-troient presque en caution qu’il n’en sortiroit aucun secout 5pour le Roi de Navarre. Alléguoient, pour colorer ce vain es-poir , les vieux différends fur quelques points en la Religion >entre les Eglises d’Allemagne Le les Françoists, qu’ils prétefl"dolent fomenter par leurs pratiques. Et voilà qu’ils ont vu a ncontraire, que leurs artifices n’ont servi qu’à réunir les cœ ulS&; à faire ceíser les disputes ; qu’elles se font réconciliées ensem-ble étroitement, pour faire dorénavant Lc même corps , Sc mem ecause. Que le Roi de Dannemajrk, Sc les Electeurs Sc Princes