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I ;86. nature, & tenant déja le pied sur la frontière , qui ne voir mRemontr. quelle extrémité par leurs illusions ils ont réduit le Peuple ? Q ul
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a la France, ne voit le bon marché qu’ils font de fa calamité , du sang de noutous, de l’honneur du Roi ôe du Roïaume ?
Mais auffi les veulent-ils combattre , 6e c'esta la vérité un eleurs griefs en leurs livrets , que les étrangers n'ont été comb^tus fur la frontière ès troubles précédens. Je voudrois donc R'voir qui les a empêchés ? Quant aux premiers troubles, feu M 011 'sieur de Guise commandoit aux forces de la France ; & qua^aux seconds , feu Monsieur d’Aumale avoit une rrmée fur 1frontière , pour leur en fermer l’entrée ( ôe la mort de Monsi ell jle Prince de Condé en même tems lui venoit à propos ), 8e quan l fla derniere fois Monsieur de Mayenne l’entreprit, qui étoit lo$ etrois mois devant fur les paíîages , qui avoit choisi íes avantagéà loisir , Le qui toutefois en tout ce long voyage ne leur don^une feule alarme ; mais ainsi ont-ils accoutumé d’en faire. P°^avoir les armes à la main, 8e fe rendre arbitres des aíFaires,fe font tenir un tems Protestans, du service du Roi, s’il neest accordé de les combattre , 8e quand on leur a lâché la bridesle col, ce font les premiers qui cherchent des excuses, Le pre ,rnent très grand plaisir qu’on leur allégué alors , qu’il est dang^reux Le inique de jouer la Nobleíïe de France , contre une a smée étrangère , Le dans le cœur de la France.
En somme, voulez-vous voir le bien que la Ligue a fait enRoïaume en général ? Elle a allumé le feu au quatre coins Le $milieu. Elle a mis les meilleures Provinces, les meilleures Vill^à la faim, Le n’a pas encore fait un pas en Pentreprifc prêtesdue, en avançant.Elíe avoit promis d’exterminer les Huguenot 5 ’6e voilà qu’il s ont ancré plus ferme. Elle les devoir chaflèr en M'lemagne, Le voilà que l’Allemagne vient en France. Ellemettoit d’extirper leur doctrine ^ Le voilà qu'elle nous a réduitstirer au bâton avec eux à qui demeurera , & à refaire les lots, ^rentrer comme en nouveau partage , au lieu qu’ils fe contentoi eJlíauparavant de telle condition Le part que nous leur accordio 11 ?’
Voyons si au moins la Ligue,qui a confondu tout cet Etat, aquelque bien particulier à nos Etats ? ils étoient couverts, corn^vous savez, tous du vieux gaban du bien public, car ainsi ils 1Wpellent ; ils avoient promis de décharger le peuple , Le saisonssonner bien haut qu’ils étoient les petíts-fils du Roi Louis XR, ’Le à peine qu’ils ne fuílent successeurs du beau surnom qu’ilrita de Pere de son Peuple : là-dessus on yous avoit prou dit