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Reîaonir.a la France.
zz6 MEMOIRES
de la succession si mal-à-propos mis en avant nous a apprises*
Successions de plaideurs 8c de chiquaneries , successions de h r 'rons, depéculats, de mangeries, mille successeurs du vivant m e 'me du Roi en ce Roïaume , puisqu’ils succèdent à ses finasl ceS '
Le Roi proposoit avant ces remuemens de soulager sonvre peuple , 8c voilà qu’on l’a réduit à cette extrémité de i^ c 'câbler ; il vouloir dégager son domaine , il le vend à plein ; rílbaisser les Tailles & les Aides , 8c il les redouble, même il ^vend ; ce qu'il ne fit jamais ; il vouloir ôter toutes les vieillesxes , 8c en voici de nouvelles d’heure à autre , 5c de tant de s° s 'tes qu’il nous faut un Calepin pour en savoir les noms. Tces surcharges, toutes ces inventions, engence de la Ligue q u<jn’a pas voulu laisser loisir au Roi de bien faire à ion Peupla ’ennuyeuse du bien , du repos, & du rétablissement de ce Roï^'me, ennuyeuse de l’honncur que s’aqueroit le Roi de savoir R'tabli, de l’affection 8c de l’amour qu’il se gagnoit au dedansson Peuple , de lui faire sentir un allégement après tant dtravaux.
Et pensez pas aussi que les Chefs de la Ligue n T en retirent bi el1le principal profit ; car outre ce qu’une partie de ces Edits qo?veaux est; dédiée à l’entretien de la guerre , qu’ils ont créée, quR cconduit par leurs mains , 8c par conséquent leur paílè entre $doigts , on fait que particulièrement Monsieur de Guise atenu l’Edit des dix vendeurs de marée , 8c l’Edit des douze ve ,rdeurs de bétail à Paris , l’Edit qui nous crée les Receveurs aîr ef/natifs pour les épices , l’Edit d’ampliation à tous Sièges RoïaU^pour exploiter par tout le Roïaume, en finançant. Que Monfi^de Mayenne a eu aussi les Lieutenans de robbe longue en cbsque élection , 8c que tous deux participent à l’hérédité des O# 1 'ces vénaux 8c des Chambres des Comptes , eux qui dévoient ab 0 'lir par un nouvel Edit toutes les vieilles taxes , eux qui devoisramener, selon qu’ilsprotestoient, lesiecle duRoi Louis Xíí estce Roïaume.
Peut être auront-ils mieux traité la Noblesse : car ils la ^, l |lent amadouer , en tant qu’ils peuvent, 8c peut-être l’auront'l^remise en fa splendeur: car ils le disent Prince de Foi, & ..ile promettoient ; nous le pouvons tous savoir, qui avons elR 1leurs armées, si onc les maisons des Gentilshommes qui ét<>í el ^auparavant sacrées , ont été moins respectées que par leurs tr 0 ^pes. Si 'des Huns, des Goths 8c des Vandales, on eut pu atc e ?dre pire traitement qu’on a eu d’eux. Ceux du contraire p as , r1 ’
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