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Parcequ’on vouloit verser 1a haine de la guerre sur le Roi, quiyétoit forcé , ont trouvé de la faveur , parce auíTi qu’ils compo-soient par le moyen de leurs amis moitié marchandise &í moitiéguerre. Les Catholiques tout au rebours , parcequ’ils s’assuroienten eux-mêmes, en leurs privilèges , leurs services, leurs mérites ,°nt été comme exposés en proie , ont été traites comme ennemis
^ étrangers. , .
Je laite que des surcharges que semble porter le tiers Etat,] a Noblesse est plus chargée que lui ; &C c’est en quoi nous nousbattons ordinairement ; car fous ombre que nous n avons paseompté l’argent, on nous fait accroire que nous ne le payonsP°int, comme si en la saignée le sang sortoit seulement du bras°ù on la fait, & non pas des parties plus hautes , qui ont:a leremplacer incontinent : certes si le métayer est ruine , il est évi-tent que c’est le Gentilhomme qui en souffre ; si les taxes seredoublent sur les marchandises , c’est le Gentilhomme qui lesPorte. Qui plus achete de foie, aquitte 1a Douane , qui pluste chevaux est chargé del’Editdes Courtiers. qui plus se promenePar pais , des entrées des vins , des bleds , des chairs , du redou-blement des Aides, de l’impôt fur les hôtelleries ; disons plus ,que qui a plus de terres coutumierement aura plus de procès ,4 pour ce sommes-nous aussi, à proprement parler , qui som-mes chargés, des nouveaux Présidens , Conseillers, Lieutenans& Officiers, &c. qui payons les Receveurs alternatifs d epices ,qui avons à fouldoyer l’hérédité desProcureurs portulans.Le coupde lancette se donne en la peau du païsan , du Marchand , del'Officier , du Procureur , Lee. le premier sang, le premier ar-gent sort de leur bourse : mais il se remplit des plus hautes pat-ries , ils se refont tous à nos dépens. Car le païsan saura bien en-j-herir ses labeurs & ses fruits ; le Marchand faire son compte &fausser ses denrées ; l’Officier nous débiter par le menu ce qu’il^Ura payé en gros ; le Procureur , élargir ses lignes , enchérir sestentures Le ses pas : tous enfin recouvrent leurs avances : Le furqui que f Lir les Gentilshommes , qui demeurent fur leur perte ,
qu? ne peuvent pas la recouvrer bailleurs ni de plus haut ?
Quant à nos honneurs, vous vous souvenez qu’en leurs protes-rations ils dévoient remettre toutes choses en splendeur, logerchacun en son dégré , faire rendre les gouvernemens à ceuxte ils prétendoient en avoir ete otes, Lee. Le pareequil faifoit*hal au cœur à quelques-uns de voir quelcjues Gentilshommesîtes du Roi, qui, pat la faveur Le amitié qu’il leur portoit,Tome /. Vu
1585.
Remontr.'laFrance.