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Tome premier.
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340
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340 MEMOIRES

** Tï 8 ê naire, 8c qui aime son Peuple ; il saie bien qu’un Roi meurt estson Roïaume, II est sans doute bleste en nous plus que nous-

a la Fkance'. tnemes , il aura pitié de foi en nous 8c en nos plaies : décou-vrons-les lui tout privément 3 8c lui montrons ceux qui nousnacent ; disons-lui tout haut les maux que la Ligue nous fait >supplions-le selon sa prudence singulière d’y trouver remede,remede durable 8c compatible à la disposition de notre corps ,remede que notre débilité puiíle porter, remede pour converti& adoucir l’humeur , non pour en pensant l’évacuer, mettr eau bas notre corps. Prions Dieu fur tout qu’il tourne vers c eRoïaume le doux œil de fa miséricorde : car qui pourroit sou'tenir l’œil rigoureux de sa justice ? qu’il asiîste notre Roi de soi 1esprit pour manier son sceptre ; qu’il lui inspire de bons con'seils ; lui suscite de bons Conseillers , l’empliste de force 8í d?courage, pour composer les humeurs 8c consolider les plaies de c§Royaume ; c’est-à-dire , pour éteindre les malheureuses engenertá,,-. de la Ligue, pour rendre une sainte , heureuse 8c perdurable pa#à çet Etat,

BR1EVE REPONSE

D’un Catholique François , à Vapologie ou défense des Liguetttf& Perturbateurs du repos public , Je disant faussement Catho'tiques unis les uns avec les autres *,

Am i, je crois que tu dis vrai, tu as perdu la patience ; au#ne pouvois-tu être patient & Ligueur tout ensemble , ton discourtfait aílèz connoître que d’impatience tu es tombé en fureur, #de fureur en rage. Ce sont les dégrés par lesquels il faut mon'ter à cette sainte Ligue , 8c voilà un très beau progrès pour prêt 1 'dre la défense de notre Religion. Les impatients veulent maiu"tenir la même patience, les furieux la sageíle , les enragés &modestie. Je fuis Catholique , Apostolique 8ç Romain, 8>c au#soigneux de ma Religion que tu pourrois être ; je youdrois qu’dn’y en eût point d’autrç en France, Mais je fuis contraint d e

* Cette Réponse paroît être l’un des meil- sent plutôt l’esprit d’un Protestant dég UI ^ïeurs écrits que l’on ait faits contre la Ligue, que celui d’un vrai Catholique. Elle avo*& Pun des plus judicieux. Cependant on y déja paru » Eourdçaux, en i;86, in-S 9 '