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v °u!oir ce que je puis, ne pouvant ce que je veux. Je fuis con-tra int de deíirer un commencement d’une heureuse paix , nev °yant ne fin, ne profit en cette guerre. Je fuis la volonté deRoi, les prières de mes compagnons, 8c désiré avec euxT e /établiflement de cet Etat; je condamne 8c ai en horreur taf^guequien porte la ruine. Je ne faurois reconnoître pour Su-J ets 8c Serviteurs duRoi ceux qui ont entrepris fur fa Personne.
Ne puis reconnoître pour François ceux qui ont le cœur en■^ipagne. Je loue la bonne volonté de ceux qui s’oppofentà vos^ílèins, qui fe lient pour vous délier, 8c qui s’uniílent pour vousdésunir. J’approuve ce remede , quoi qu’avec regret, pour lesdouleurs qu’il apporte à ce pauvre Etat. Que maudite soita Ligue qui nous fait avoir recours aux Ligues. Maudites soientp, armes qui nous contraignent de prendre les armes. Maudite*°it l’efpérance qui réduit tant de pauvres âmes au désespoir. Ami,* es pallions me passionnent, ton impatience ébranle ma patience,^ ta fureur ma raison. Ecoute,je te rendrai compte de ma passion,^ Ve c plus de fidélité que tu ne fais de ton impatience, II ne suffitP as pour rendre une action bonne , de fe proposer une bonne fin.~elui qui coupe la gorge à fqn prochain, pour donner l’aumône à°n prochain*, ne laide pas pour ce deíTein d’être meurtrier 6c lar-don. La Ligue,qui trouble l’Etat 6c qui le divise, ne laide pas d’êtrea condamner , qnoiqu’elle fe propose la défense de la Religion.C’est un beau titre , mais c’est tout. C’est un superbe portailun bâtiment de terre. Je t’en veux faire manier l’étoffe, 8cv °ir à l’œil les Maçons. Ceux de Guise en ont jetté le fonde-^ent : tu ferois marri de les priver de cet honneur. Mais je* e demande s’il leur est licite de fe liguer avec les Ennemis de~ e Roïaume ,. fans l’aveu de leur Roi. Je m’asture que tu neer as point fi impudent qu’impatient, 8c que tu me confédéralils ont eu tort, principalement leur Roi étant Roi Catho-de , voire le plus religieux qui fut onc. Vodà donc le pre-mier fondement de la Ligue : c’est un crime de lèse-MajestéPlein de trahison , plein d’audace , plein de mépris ; 8c voici1?8 crimes que ce crime nous a enfantés , voici les beaux éta-ges ^ ue yous ave2 bâtis fur ce beau fondement. La Ligue est^ a ite pour défendre la Religion , ÔC le commencement de cetteOffense est une générale entreprise fur les principales 8c plusS; a tholiques Villes de ce Roïaume. Les Huguenots étoient en^ u yenne : ceux de Guise drestbient la tête de leur armée vers^riz. Les Hérétiques vivoient à la Rochelle : ceux-ci entre-
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Réponsed’un Cath.