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Tome premier.
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ls86.

Réponseb’un Cath,

342 MEMOIRES

prenolent sur Nantes ; le prêche se disoit à Montpellier : ceux-ci le'vouloient chasser de Marseille ; la source de l’hérésie étoic |à Genève , & ils la cherchoient à Lyon. Voilà le chemin qu’ij 5 1prenoient pour exterminer l’hérésie. Je laìíse les infinies cruautés jqui se sont commises par ces nouveaux défenseurs de Religion » Jfur les Prêtres même de notre Religion. Je me contente d’avotfle cœur de toucher en gros ce que j’aurois peine & horreur dete traiter par le menu. Toute la France sent assez le mal qn cla Ligue lui fait, sans qu’il faille que j'en rafraîchisse la me"moire par mon discours. Et bien, dis-moi à quel chef de &Ligue rapporteras-tu l’entreprise qui étoit sur ces Villes ,Inexécution qui s’est faite fur plusieurs autres ? A quel chef raP"porteras-tu le nouveau &L secret Traité de Nanci, duquel lepremier article est de se saisir de la personne d u Roi, s'il estpossible? Tout cela n’a nulle conformité avec le premier chef >qui est, selon ta division , qull n’y ait qu’une Religion en France,encore moins le pourras-tu rapporter à l’autre. Car , à quel pro"pos conspirer contre un Roi 8c saint 8c Catholique, pour eM"

Í lécher qu’un Hérétique ne soit Roi ? Que ne laisses-tu au Roie foin de son Roïaume ? Peníes-tu que fans ton aide, DiePn’ait pas le moyen de nous pourvoir d’un Roi Chrétien , commeil a fait jusques ici ? Nous avons , dis-tu , un Roi plein de santé*pourquoi donc envies-tu fa bonne disposition? Tu espere qu’denterrera Lc les uns &C les autres : & pourquoi t'armes-tu poistêtre à fa mort, si tu attens de lui une si heureuse vie ? CerteStu ne pourrois mieux ni plus vivement assaillir notre ReligionCatholique , qu’en conspirant contre un Roi qui l’a si bien main'tenue jusques ici. Tu ne convertiras jamais un Hérétique pafune si malheureuse conspiration ; tu ne conserveras jamais cesEtat en le divisant. Tu ne tireras jamais une bonne paix d’ursssi injuste guerre. Ta bonne fin ne guérira jamais ton corrompecommencement. Ton beau prétexte ne couvrira jamais tes ma-}'heureux desseins. Ne tire point de ton côté la volonté du Roi jji’étois près de lui quand la paix fut faite : je Pai vu pleursde se voir forcé de hasarder son Etat, pour conserver sà vi^-Il me souvient encore du jour que la nouvelle vint de la de"íivrance de Marseille ; le Roi. vit les Députés de ladite V^ 6 ;

dans fa Salle : il fendit auíH-tôt la presse, & s'approcha d’euX -Mes amis , dit-il, je vous accorde ce que vous m’avez demande ,

6c d'avantage, s’il est besoin ; ma libéralité ne suffira jama 1 *pour reconnoître votre fidélité. Que dis-tu là-dessus? C’est ^