DE IA LIGUE. 343
*oi quì parle ; il déclare, de fa bouche, fideles ceux qui ont fait l g 6 -P e ndre un de tes Compagnons. As-tu point peur , ou n’as-tu *,Point de honte d’appeller saintement ligués, ceux qu’onpeut D ’ 0 N Cath. SEinternent lier à un poteau ?
. de tourne de tout côté pour trouver quelque chose de meil-eur en ta Ligue , mais j’y perd mon tems , je n’y vois que mal,
^ ne vois point d’efpérance qu'ri doive sortir aucun bien deCes maux; & pour te le faire connoître je fuis content de ré-pondre à ce beau argument fur lequel tu bâtis, & ta Ligue &c*°n apologie. Tu dis que le Roi de Navarre ne fe doit pointpenser de la Ligue s’il est Catholique ; tu devois dire s’il n’eíi^fançois, pourquoi ne s’en ofFenfera-t-il pas , vu qu’eíie ruine^ Etat, auquel Dieu l’appelle pour successeur, & vû que les’en est offensé lui-même ? Qui veux-tu qui l’approuve, aprèsHUe I e Roi l’a publiquement condamnée ? Qui veux-tu qui ladéfende après que le Roi s’est armé contre elle , après qu’ii l’a^ÍTaillie , Sc qu’il s’est mis en devoir de la vaincre, si son Con-jfll eût secondé son courage , si ses Conseillers euíîent été aus1 fideles à leur Maître qu’il étoit fidele à son Roïaume ? Lesserviteurs lui manquèrent, & non pas lui à ses Serviteurs : lasortune le délaiíïa , & non pas la vertu ; Le nous savons com-bien encore aujourd’hui il désiré de recouvrer ce que ces Traîtreslui ont fait perdre. Que puiste-tu,ô mon Roi,remettre ton Roïau-hie en paix, ta personne en sûreté, ôc le service de Dieu enfi>n entier !
Je viens à l’autre point de ton argument, si le Roi de Na-varre renonce à la Religion pour être Roi de France , ceux de
Ligue en doivent être grandement loués ; mais qui pense-tu^ui soit si sot d*attribuer aux Ligueurs une si bonne œuvre, àeilx , dis-je , qui n’ont encore fuit que mal ? Pense-tu que leS^ur d’un Roi s’ébranle pour une sédition , ou pour une armée ?í^ e nse-tu que pour avoir pris deux ou trois cens pestiférés dans, a stillon, le cœur du Roi de Navarre fe prenne.. Dieu tient[f c mur des Rois , c’est lui seul qui les ébranle , & quand celui-là fiera ébranlé , nous en remercierons Dieu, qui l’a u ra touché,
^ u 0n p a s vous qui n’y pouvez rien ; ÔC quand Dieu nous au-£°it tant affilés d’appeller à soi notre Roi, nous devons tousio uhaiter qu’ifnous donne un vrai Catholique, non pas un Hj-£°crite , un qui soit tel pour sauver son ame , & non pas pour ga-t Un Roïaume : je dirai plus, & Dieu me veuille pardonnerli je faux, qu’il nous est plusexpédient d’avoir un bonHugue-