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Tome premier.
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DE LA IIGUl 375

^ d’avoir Marseilles, comme une entrée de tabte, il leur four-^ quelques écus , ils les prendront fans peser, pour échauffereu r cuisine ; & Dieu fait si le bon homme qu’ils ont deux ou ,ç,°ì s fois fait trotter en Espagne, & qui a si vivement embraf-j 6 , a poursuite de leurs affaires , que le pauvre en est tombé ma-^de à Barbaste, feroit le difficile à ouvrir la bouche de fa gib-ecière plus altérée que celle d’un Avocat. Du Savoyard qu’en.Peuvent-ils eíperer ? II est si voisin de l’Ours, que son meilleurer a de tenir bon pied ôc bon œil fur son pais : quant au Pa-Pe ils n’en auront que des bulles , avec lesquels ils ne pourrontb^eres courir, en danger que les Diables qu’il mettra aux champsP°ur attrapper les Huguenots, n’attrapent ces Messieurs de Gui-jp-. Que leur peut-il donc rester, sinon qu'u ne vengeance de.Eu qui les preste , une conscience effrayée , & une rage aveu-&*ee? Car outre ce qu’il y a deux cens maisons en France , qui^ e voudroient déférer un pas à celle de Guise, déja la pluparte ceux auxquels ils donnoient promeste de les avancer auxpandeurs » imitent Lyfander , qui ne voulut prendre les robbesPjnptueufes èc riches, que Denis le Tyran envoyoit à fes filles,^iant que ces belles robbes les feroient trouver plus laides.

I ^aucoup de ceux, qui fe laistoient porter aux ailes de leuroonne fortune, ne font déja plus état de leur prospérité , quiattachée à des cordes , comme difoit un Lacédémonien,de Lampis Bourgeois d’Egine. Tous bons François qu’ils ap-Pelloient à leur partie , en les chatouillant de belles promesses,pjt répondu qu’ils ne vouloient pas même tenir la vie des meur-Jcers de leur patrie, comme difoit un Citoyen de Preneste aut dateur Sylla, qui avoit fait passer au tranchant de l’épéed ° Us les Prenestins , fors que lui quiétoit son hôte. Et plusieurse ceux auxquels ils avoient mis les armes au poing, disent com-e les soldats de Pompée, qu’ils combattront contre leurs com-patriotes : dcfquels ceux qui ont les yeux plus ouverts au salutj 1 abìic , & à leur utilité privée , favorisent de leurs vœux & vaií-auce ce généreux èí magnanime Prince Henri Roi de Navar-î?, pour ne sembler aux Argonautes, qui après avoir délaislëPécules , furent contraints d’avoir recours a une femme. Quej 1 si’une premiere opinion &C apparence , & pour le premier bondes armes des Guifars ont donné quelque étonnement au me-peuple, qui étoit comme ébloui en robfcurité de leurs merQes : il est à présent affranchi de cette crainte , & reconnoît* Ue W$ menaces ne font pas lances, qu’ilsfe font embarqués

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Anti-u I S A R T.