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Tome premier.
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395
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an 1311

DE LA LIGUE. 395

&. 1 ’ Arrêt dorme ie 15 de Juillet 1 3 5 1 , par lequel ií

E*t dit que le Roi peut déroger aux Loix civiles ; comme aufììPhilippes de Valois l’avoit pratiqué en deux tcstamens qu’il fit, (1347 , & en la donation faite à la Reine , le 21 Novembre*3 30 . Et pour le trancher court, ce Roïaume n’est point héré-sstaire , mais de la famille ; & en la succession des Rois ne se rè-gle point par droit écrit, mais par fa coutume & par ses Loixfondamentales , qui défèrent la Couronne au plus proche duSang Royal issu de mâles, ores qu’il soit au millième degré. En-core nonobstant ces raisons , Lc fans considérer que comme di-°it Fabius Maximus , On rend souvent le droit malade , maïs qu onle tue jamais. Les Guifars pensent arracher la Couronne kCe ux qui de nature nous font désignés Rois , même jufqu’à ran-ger Sa Majesté à tel parti, quelle soit contrainte de leur décía-l ' ei ' un Successeur ; & toutefois, » la hauteur des cieux , la pro-" fondeur de la terre , Lc les cœurs des Rois, ne font point à fon-cer „ , dit le Sage. Et le cinquième Concile de Toíede excom-munie ceux qui s’informent qui régnera fur eux après celui qui* Ie nt le sceptre ; car outre une vicieuse curiosité , on y peut tou-jours soupçonner quelque pratique contre le Roi. Et de fait,.c °rnme au Parlement d'Angle terre tenu l’an 1566, les Etats fol-licitoient la Reine de déclarer un Successeur à la Couronne ,elle leur répondit, qu’011 faifoit fa fosse devant qu’elle fût morte jdu moins elle pouvoit dire qu on vouloir ravaler son autorité ;c ar, comme difoit Pompée, « On adore plus le Soleil levant que55 le couchant.

Mais à quel propos cette nomination de Successeur ? Car lesEgyptiens furnommoient tous les Rois Pyramis, qui signifie lame chose , pareeque l’on ne peut rien appeller de bon en na-f, Ulc , qui ne soit proportionné de toutes fes parties. Qui fera1 °utre-cuidé qui dira que notre Roi étant homme , ne Test point,^ qu’il soit inhabile à engendrer ? Si le tems de la génération n esttei 'miné par nature que dans soixante ans , ou scion aucuns, dans^ feptantieme ; dironsmous qu’un Prince vigoureux, & qui est^ la fleur de fes ans , fòit hors d’efpérance d’avoir lignée ? EtE, selon Seneque, " Toute légere créance est un fol document ,,E°Urquoi nous perfuadons-nous ainsi nôtre Roi stérile ? Mais ve-n °ns à ce qu’il le touche de plus près.

Ceux de Guise, de vœu & de profession , anciens ennemis duRoyal de France , pensant avoir mis Sa Majesté en goût deKatjquer le conseil que Tarquin le Superbe bailloit à son fils Sex-

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