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Tome premier.
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! s 8 6.

LettrelUÍN CaTHO.ÏRANÇOIS.

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4iá- -MEMOIRES'

sieurs choies qui ne peuvent sortir de la bouche, ni aisément en-trer en Toreille d'un François ; toutefois le style le découvre , &-cen’estpas peu qui! ait eu honte &c conscience de faire tenir untel langage à un François.

Page 6 , à Tcntrée , décrivant la maladie de France & d’An-gleterre ; il l’appelle premierement Hérésie , puis tout à coup uensie son style , & lui donne le nom d'Athéisme. Pensez si ceu#dií’párci contraire ont un;beau champ là-deffus pour le bien ga-loppér : car qui jamais ouit dire , ou qui voudroit croire , qu'unAthée veuille souffrir pour la Religion , non le feu , ni seau , nlles tourmens, mais la moindre perte ou incommodité ? Et q 111toutefois ne fait combien d’annécs les feux ont brûlé en An-gleterre dí combien en ce Roïaume, même les calamités & per-tes que ceux de cette profession souffrent encore aujourd’hui ;Je confefle que les Hérétiques ont eu leurs Martyrs , &C chacun eft•Hérétique à son voisin jusqu’à un Concile. Je nie que les Athéist eSen puiflént avoir : car nul ne perd cette vie que pour une meil-leure , & ne quitte ce qu’il a que pour espoir de mieux , &C telk Sconsidérations 'ne peuvent tomber au cœur de TAthéiste.

Page 8 , dit que le Roi François II fut empoisonné par ceitfdu contraire parti. J’étois de ce tems , & vous de la Cour alorsaffez avant, & vous savez s’il en fût jamais parlé. C’est trop tardvingt-cinq ,ans-après. Et du Maréchal de Saint André tué f

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& de feu Monsieur le Connétable a Saint Denis , qu'íleur reproche. On lui dira que quand les visieres sont baillées oUne connoît personne , & que le bien ou le mal des actions parti-cuîicres cn la guerre , dépend Le elescend du tort ou droit de &cause qui s’y débat. Quant au meurtre de feu Monsieur de Cuise,je ne me fuis pu tenir de rire, quand il dit que Befe & TArnira*promettoient Paradis à Poltrot : car j’ai toujours oui dire que c’e^un des points de leur Religion ^ qu’ií n’y a œuvre quelconque q l1jmérite Paradis.. Mais l’Àuteur s’est oublié , pensant parler m 5Jésuites , qui promirent Paradis à l’Espagnol qui bleffa le Prin cCd’Orange , & depuis au Bourguignon qui le tua, les ayant en-veloppés tous deux d 'Agnus Dei &; de parchemin vierge,bien penfoit-ií au Cardinal de Como , qui traita Tannée paffesavec le Docteur Párry , pour tuer la Reine d’Angleterre , &l ulbailloit caution d’aller tout droit en Paradis ; & je crois q ll£rvous avez vu la lettre du Cardinal, & le procès de l’homme.

Page 9 & io. II incite au reste fur les prises d’armes , sièges &batailles ôc sang épandu, Lee. Ce sont argumens, comme savez>

commué»