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Tome premier.
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D E L A L I G U E. 417

^°mmuns à tous les deux partis. Reproches que réciproquementJe s uns feront aux autres : Car depuis que les partis se font formésen un Etat , les armes s’enfuivent, & depuis que les armes fontPrises , chacun fait ce qu’il pense à propos contre son ennemi 8cPpur fa conservation. Tout cela fe justifie , ou fe condamne par* injustice ou justice des partis, &c chacun tire le droit de sonc °té, chacun a ses écritures , ses falvations , fes contredits ; cha-^ L, n même, des Edits du Roi en fa faveur, des Arrêts des Courssouveraines qui approuvent , reconnoistent Le avouent ce quiJ. e st fait. D’enfler fes défenses d’une Rhétorique d’Avocat, nele rt de rien ; car les gens de jugement Iaistênt cela pour les°reilles, Le s’arrêtent feulement à la solidité de la raison pour dé-mêler le droit.

Page z O. II reproche à ceux du contraire parti d’avoir vouluQuitter le prétexte de Religion aux seconds troubles , Le s’êtreRouverts du vieux Caban, du bien public, ainsi Pappellent-ils. OnJjit toutefois qu’en la paix qui s’ensuivit il ne fut parlé que de■yfligion , 8e í’Edit en lait foi ; Le à meilleur droit on pourroitque Meilleurs de Guise , qui s’étoient n’agueres revêtus duP le n public , s’en font dépouillés pour fe masquer de la Religion.Mais il est bon qu’il nous parle de ce vieux Gaban , qui ne s’esthouvé encore si vieux ni si usé , que ceux de la Ligue ne l’aientEmprunté tout fraîchement , pour abuser le Peuple ; 6 1 chacunfiit si en paix faisant ils ont rien fait pour lui.

Page ij. II s’escrime contre le Colloque de Poissy. Quel re-cède y a-t-il donc contre un faux jugement que la raison ? 8 c^Uest-ce un Colloque,ou unConcile,qu'un combat de vérité con-tte vérisimilitude , de Religion contre opinion , qui nc fe peute ciderque par raison ? Et vu que la vérité est plus forte que tout,Spe dire ' • "

• CC/UlV^CjUCUL. VJClW llicuiuiliac f

^ Page 1 8 . II déteste les Edits de paix , 8 c la fièvre continue luiîf^ble meilleure que l’intermitrente. Propos d’étranger, tel qu’il^ ta it, qui vouaroit voir cet Etat en cendres. Et ceux d u particontraire nous diront, & peut-être avec plus de raison , que

on cut poursuivi la Ligue vivement , elle étoit exterminée en^pins d’un demi an , & n’eut pas coûté au Roi ni siégé ni ba—^ille. E c de fait Monsieur le Cardinal de Bourbon fe voyantdébarraísti p ar p£dit de Juillet dernier , le contesta à la Reinekrivément . V Mais nos guerres ont-elies pas été faites par Mef-Tomel Gse

1586.

Lettred’un Catho.François.