Band 
Tome premier.
Seite
418
JPEG-Download
 

is 8 6.

Lettren’uN Catho.François.

418 MEMOIRES

íieurs de Guise ? Sc eux-mêmes quand ils s’en font trouvés las SCharraíles , ont-iis pas signé ies articles de paix ? & voudroient-ils pas déja savoir, maintenant q u’ils ont jetté leur feu, main-tenant qu’ils voient que le Roi de Navarre aura son tour , sansdoute, peut-être tiendra là-destus.

Page ly. On verra si à ce coup ils combattront les Etrangers >puisqu’ils se plaignent si fort ici qu’on ne P a sait ès troubles pré-céderas , esquels toutefois ils menoient les armées ; mais je n’at-tens qu’ils feront comme Monsieur d’Aumalle , lorsque le Du6des Deux-Ponts entra en ce Roïaume, il protestoit du service d eleurs Majestés , si on ne combattoit. Et quand on lui consentitde combattre ( si occasion s’en présentoir ) il chercha des excuses-Et de fait, s’ils se plaignent qu’on n’ait combattu aussi souventqu’ils euíTent bien voulu , ils se mettent en danger d’une forterépliqué. Car il est certain que lorsqu’ils ont commandé en chefaux armées pendant nos troubles , il ne s’est point donné debataille.Les batailles qui se sont données ont été fous le comman-dement de feu Monsieur le Connétable , ou même du Roi,( lofSMonsieur ) à présent régnant, asin qu’ils n’aicnt ou à élever le utzele par-destus les autres, ou à reprocher que la connivence ,ou 1*froideur des autres ait été cause de reculer le succès de la guerre-

Page zi & zz. II sc plaint que la Saint Barthelemi n’a touttué , Lc notez qu’en ce feuillet autant de lignes autant de mons-tres. Nous savons que même les Auteurs en eurent honte, SCtâchèrent à la déguiser par tous moyens ; les plus eshontés enrougisient encore, quand l’oient nommer ; la France en a perduson honneur en toutes Nations , 6e les plus barbares ont été con-traints de dire : Exceffît medicina modurn , & cet homme vou-loir encore deux poilette pour la guérison, dit-il , de tous Mmembres. Ces poilettes , si vous les voulez savoir, il les vous dis >Ce font le Roi de Navarre Sí Monseigneur le Prince : Car, disil, Constantin le Grand se dépêcha de son beau-frere, SeClo^des freres de sa femme ainsi eut-il voulu que le Roi fefouillé du sang du Roi de Navarre son beau-frere , qu’il, appelsailleurs cousin lointain, reprochant au Roi le zele du Roi d'N"pagne qui ait immolé ion propre sils aux Jésuites. Et défi 11 '’pour l’avoir épargné il lui propose qu’il est réprouvé de Dieu co n^me Saisi pour avoir sauvé la vie à Agag Roi d’Amalcch ; co&me si le Roi eût eu le commandement exprès de Dieu de le tue*>comme s’il étoit Amalécite,Payen, Turc, Sc non Chrétien ; cod 1 ^me si la Maison de Lorraine étoit élevée au cabinet de Dieu P° uentrer en la place du Roi 6c de son Sang; comme si déjaMonsi^