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Tome premier.
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DE LÀ LIGUE. 41*

îcs manifestes Lc connues à un chacun : étant découverts &châtiés comme ils méritent, nous voudroient bien faire croirequ’ils souffrent pour la Religion , qu’ils font martyrs. Quelle foinous a jamais permis d’attenter à la vie de nos Princes? 8 c quelsaílàssins de Princes ont jamais été ( sinon entr’eux ) canonisésMartyrs ? Ces oííemens donc & ces quartiers que cet Angloisnous montre fur la Tour , fur les portes de Londres , ne pen-sez que ce soient des Reliques : ce font marques de rébellion ,d’attentat, d’assassinat, de trahisons : crimes détestés entre lesplus barbares : crimes pour lesquels juger il ne nous faut Parle-ment , ni Concile : crimes que nature a condamnés suffisammentLu cœur de tous les hommes , quand entre les hommes n’y au-*oit ni Loi ni Ecriture.

Page 41. Je paste pardessus toute cette éloquence injurieuse.II exhorte fort à renouer Sc refondre la Ligue : Ne pensez , si leRoi ne s’en mêle, que le Roi de Navarre Sc les siens s*en mettentfort en peine : les Huguenots font unis par le commun péril,& ce Prince fait asiez que les Catholiques savent bien qu’ilsont rien à craindre de fa part. Le Roi de Navarre , dit-il , atant pour son plat. 11 n'y a si ignorant en íès affaires qui ne fa-.che bien qu’il ne prend rien d’autrui, Sc y dépend le sien. LaRochelle & Sancerre font liguées ensemble : voyez quelle Ligue ,Vu que Sancerre est démantelée & ruinée quinze ans y a. CésLigués mettent tous les ans deniers en la bourse commune. Pensezquand encore ils doivent le paiement de leurs rentes de l’atileptante six, pour lequel lever tout le Conseil du Roi témoi-gnera qu’ils ont eu commission du Roi & diverses contraintes ,comme pour ses deniers propres ; 6 c en est le Trésorier comp-table en la Chambre des Comptes ; & si la levée fe fût faiteAutrement, ne doutez qu'affezde gens euílent pris prétexte pourks molester. Ce que je ne trouve de mieux, c’est qu’après avoirV°mi un million d’injures teintes de colere , il reproche aux Hu-guenots que leurs Livres ne tiennent rien des Tertulliens ÔCdes Basiles : ès écrits defquels n’y a injure ni colere, rien que

doctrine & humilité. .

x Rage 4b. Ils nous voudroient faire croire quils íont entrésès Vin es du Roi paisiblement & fans excès. Bien leur étoit-ilLifé d’ainsi le faire quand ils étoient les Gouverneurs, quandils en tenoient & les clefs Sc les portes : Mais s’ils les ontsucement traitées, pourquoi ceux d’Auxonne s’en font-ilssoustraits, Ville de Bourgogne en leur Gouvernement, où n’yTome /. ° H h h.

1 ;86.

Lettred’un Catho.François,