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en oferois répondre en propre nom : au moins n’alleguant quetrois exemples contre le Roi de Navarre , ils dévoient être cer-tains & véritables ; & íi voyez-vous allez, les ayant cherchéspar tous les coins , qu'il ne l’a pas fait pour l’épargner.
Page 3 3 . Combien dirons-nous plus véritablement que leHoi de Navarre ès lieux de son autorité n’a poiiitfait de différen-ce entre les gens de bien pour la Religion : qu’au fort de laguerre , il a maintenu les Catholiques , les Prêtres, les Moi-nes , même a laide leurs exercices Le dévotions en leur entier :que jamais il n’a souillé ni fa main, ni son honneur au sangd’aucun, non des plus âpres ennemis, non de ceux-là mêmesHui avoient juré Le entrepris fa mort : qu’au sortir des. armesd adonné ses injures à la paix pour jamais ne S’en ressouvenir :que même en pleine paix ses Sujets d u Mont-de-Marsan s’étant:insolemment opiniâtrés contre lui, nonobstant fréquentes jus.dons du Roi, il auroit trouvé moyen de les surprendre en unenuit ; Le toutes-fois leur auroit pardonné leurs fautes fans qu’au-sun y fût pillé , Le fans qu'il y mourût deshabitans que deux,i un en se défendant à sabordée, Le l'autre par un enneêmi particulier , lequel craignant la punition , est depuisdemeuré fugitif ; 8e de ce témoignera Monsieur de Believréqui lors arriva auprès de lui pour autres affaires de la part duRoi. Je laide l’cxemple mémorable de ceuxd’Auze ses Sujets enArmagnac, qui en Pan soixante & dix-sept, ayant levé le Pontdur lui, & abbatu le râteau sur ses talons , l’enfermerent lui dix-huitiéme dans leur Ville , & tirèrent une arquebnfadê, & non-obstant s’étant résolu outre toute apparence, & leur ayant ga-gné une Tour pour faire entrer le reste , il sauva la vie à toustes habitans en considération qu’ils étoient ses Sujets, & n’yopt pour tout qu’un seul homme pendu , qui lui avoir acaréArquebuse à l’estomach, encore lui vouloit-il sauver la vie , sansOe qu'il menaça les Magistrats de les faire tous mourir s’il enr óchappoit, à l’instance desquels il fut exécuté ; dont toute laVille eut le cœur si touché qu’il n’en a point eu depuis de plus°béidànte.
Page b4. Et quant à la Reine de Navarre mere de çe Prin-Ce , qu’il déchiffre à son'plaisir r laissons je vous prie les Mortsç n paix, laidons-les dormir en leurs Sépulchres : c’étoit uneglande Princede, fille d’une sœur d’un de nos plus grands Rois j^ s’il veut sinistrement juger du Roi de Navarre à cause dé samere » d ne peut ni doit parler que bien, pour la mere dont
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LettrejVun Catho.François.