438 MEMOIRES
1 . 1 souvient que lors un Gentilhomme s’en venant de France pquk
5 ‘ se donner au service de ce Prince,-entendant á Périgueux ce bruit f
Lhttre voulut en savoir la vérité par ses amis premier que lui parler ,
ïRjsNçois. relolu de retourner tout court s u etoit véritable, & je rus pre*sent qu’il s’adrefía à feu Monsieur de Foix, Personnage de vertu 8Cde vérité, qui lors étoit de la part du Roi près du Roi de Navarre,lequel l’aflura fur son honneur qu’il n’en étoit rien ni en fou p''con, ni apparence; que c’étoit une méchante calomnie, &£ qusil estavoit écrit au Roi, pour le témoignage qu’il Revoir rendre à l avérité Le pour l’acquit de fa conscience. Qu’on s’enquicre mêmeà Agen , le Roi de Navarre en fera très content, & encore qu’ily en ait de récusable , je m’assure qu’il seroit marri d’en récusésaucun pour ce regard. Mais c’est une calomnie héréditaire : carelle fut inventée par le feu Amiral de Villars , beau-pere deM. de Mayenne, pour dévoyer ceux de Bourdeaux & autres Vil-les, de recevoir le Roi de Navarre, comme alors elles le décrièrent-Et je dirai plus, que si on demande à ceux d’Agen quel ils aimentmieux en conscience, ou vivre sous ce tems-làdont ils veulent scprévaloir, ou fous le régime de la Figue, ( qui toutefois devoirêtre tempéré par la présence dsiine Reine ) qu’ils aimeront mieu#les mois entiers fous le Roi de Navarre , que les plus courts joursfous les désordres de la Ligue.
Page 8s. II poursuit toujours en son deílein. » Mais si vous ve-
nez à recevoir, dit-il, le Roi de Navarre à la Couronne, sou-53 venez-vous que Mermet lui a donné avis que pour expier k33 saint Barthelemi il faut livrer ès mains des Ministres deux Bout'33 geois de chaque Ville ■>■>. Pensez qu’il a de bons espions &c qu’ilfait beaucoup de ses affaires quand il attribue ce conseil à Mer-met , qu’on ne vit jamais entrer en son Conseil ; comme si le Ro 1de Navarre ne savoir que la saint Barthelemi n’est pas venue duPeuple ; qu’à Paris il n’y avoit Bourgeois qui n’en fut déplaisant& qui ne tâchât à conserver son hôte ; que même on fut plus dedeux heures àharrer les crocheteurs premier que de les faire mor-dre. Comme si auísi il ne savoir , que quinze jours après & plus,quoi qu’on eut fait à Paris, les autres Villes ne tuûient point. Qst cles mandemens en furent envoyés d’aillcurs : que le Peuple ne s’fpouvoir acharner, que les soldats n’y vouloient toucher ; que mé-mo en quelques lieux les Bouchers, les Mariniers , les Bourreau#le refusoient. Comme si chacun ne savoir pas assez qu’il n’y asi bonne Ville , si bons Habitans , si bonnes mœurs , où on n ctrouve toujours prou de méchans pour faire mal, quand d’une par £