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Personne n'empêche, &. que d’autre part ils font autorisés ? Certesc> est question de l’expier, ja n’est pas grand besoin que les hom- 1 5° 6 -bies s ’ eu peinent. Dieu, auquel toute vengeance est réservée , d 1 ”"'semble bien en avoir déja fait une partie , quand il a fauché les François!* 0 ’principaux Auteurs & les plus grands , dedans le bout de l’an ,rpiand nous avons vu leurs Satellites , leurs Brigands pourrir fure fumier, quand nous remarquons autant de Massacreurs , au-' t de fins tragiques, quand nos factions ont redoublé, nos ca-lamités multiplié, que nous pensions éteindre ; quand encorebous voyons la main de Dieu fur ce Roïaume, armée de guerre,de peste & de famine, armée de nouveaux fléaux qu’elle y élanceLigueurs , de mal-contens , de Publiquains, la lie & le marc, e tous les précédens , pour le ruiner évidemment & le confon-dre.
Page 88. » Ores que cela ne soit, dit-il, deux Religions ne** peuvent auffi-bien vivre ensemble ». Cette question a tant de^ois été vuidée ; elles vivent doucement ensemble cn Allemagne,
Pologne & en Suiíle, pourquoi ferons-nous moins compati-bles que les autres ? Elles ont vécu en ce Roïaume , les Particu-■bers s’y accordent très bien , fous un même toît ôí en même mai-son , pourquoi moins les Villes ? Pourquoi moins les Provincesensemble ? En l’armée ( que dois-je dire plus ) du Duc de Mayen-ne, les Reistres font Luthériens ; ils ont leurs Ministres , leursPrêches, leur Cène , la Messe êtle Prêche ont su , dis-je , s’ac-corder parmi leurs armes ; pourquoi moins par une paix publi-que, voisin à voisin , Citoyen à Citoyen , nés pours’entre-conser-Ver , s’entre-íupporter & s’entr'instruire ? » Mais, dic-il , le Sieurn de Montegu n’a pu vivre auprès du Prince de Condé ». 11 y ac ertcs été autant qu’il a voulu , H y a pafîe des ans & en paix ôc enguerre , Lc ne s’en est retiré que pour se marier. Mais posez que^pn , tant de gens d’honneur de toutes qualités , Catholiquess d en fût jamais, fervent le Roi de Navarre en leur Religion èsPlus importantes Charges de ses terres , ès plus proches dignitésde f a Personne, en ses Gardes, en son Conseil, en son Cabinet,
Ab y tiennent les plus anciens & les principaux lieux. Si quelqueParticulier s’en vouloir retirer, ennuyé peut-être de la Cour 3 oude soi-même, qui condamnera le Prince , ou la Religion, pouru u homme ou une humeur particulière ? » Mais le Chapelain de la’j ^eine de Navarre fut.maflacré en Bear n ». Elle même répon-d|'a p 0w r oÌ p on mar i qu*il n’en est du tout rien, & nous
i l’ C[1 v oulons autre témoin que PEvêque de Digne son Grand-Aumôni er .