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Page 88. Et quant à ce qu’il ajoute que les Ministres de Bearstont corrompu l’ancienne pudicité du pays , ce mot seul íufficd’vn Catho! P our ren ^re suspect, à qui sait le pays, tout le reste du livre; car i‘François. est certain que le Clergé de l’Escars, Métropolitaine du pays,avoit introduit telle corruption , que la paillardise n’y étoit plusreconnue pour vice ; au lieu qu’aujourd’hui, parles Loix de lrfeue Reine de Navarre, elle y est punie plus rigoureusement quene sont ailleurs les adultérés Sc incestes.
Page 91. II dit que ceux du Parti contraire tiennent le Roide Navarre pour bâtard : » Car, dit-il, Belloi en son livre dit« que non Jugez quelle preuve, ou plutôt quel nouveau genrede médire. La vérité est que ceux de la Ligue avoient fait ustTraité contenant quatre raisons , pour lesquelles le Roi de Na-varre ne pouvoir être reçu à la Couronne, Sc celle-là en étoit l’une.A savoir , à cause du Mariage qui fut traité entre la feue Reinede Navarre Sc le Duc de Cleves, Sc Belloi réfute doctement cettemalignité cn son Apologie parmi les autres, & il eût pû ajouter »s’ils défèrent quelque chose au Pape , qu’il avoit déclaration for-melle sur ce Mariage , qui est encore en nature Sc bien gardée.Mais il n’en est ni fera jamais besoin , quoi qu’ils pratiquent.
Page ç)z. m Quand les Rois, dit-il, deviennent hérétiques,« c’est lorsque les Catholiques les estiment moins que fange :" car perdant leur Religion , ils perdent leur dignité , &.c. “•C’est chose certaine qu’en deux opinions contraires l’une est hé-rétique réciproquement à l’autre. Chacun Catholique à foi Sc £son jugement ; & pourtant est-ce une proposition très dange-reuse , que les Princes puiísentêtre rejettes des Peuples fous pré-textes d’héréíìc. Philippes le Bel un tems fut hérétique au Pape,parcequ’il ne vouloir pas tenir pour article de foi, que le Pap efût Seigneur souverain Sc absolu de tous les Rois , même pour Jeregard du temporel. 11 fut excommunié & son Roïaume interdispour cette cause , ses Sujets dispensés du serment , Sc la Franceabandonnée au premier occupant. Pensez si l’Eglise Gallicane ,& la Faculté de Théologie , eût eu cette maxime, que devenoisalors cet Etat? Et le Roi Louis XII, l’un des bons Princes dumonde, pour avoir tenu la main à un Concile , pour réformesles insolences du Pape Jules, Sc les abus Sc corruptions de 1 ®Cour de Rome fut traité de même, MaximiJian , aulíî ,lors Eh»"pereur, & le Roi Ferdinand d’Espagne. Pensez derechef elTquelle confusion venoit la Chrétienté, si cet article de soi desJesuit es eût été reçu entre les Catholiques. Et qui doute que ceu^