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Tome premier.
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44i MEMOIRES

""1586. deux tranchans, qui atteint jusqu’aux divisions de l’ame 6c dsLettre ^ e ^P r ^ c , jusques aux jointures Sc aux moelles ?d’on Catho. Page ç)4 , g 5 , g 6 , 97 , g 8 , &c. II craint fort que le RqjFrançois. ne désigne pour Succeílèur le Roi de Navarre ; 2e là-deíTus us’éscarmouche en mille sortes pour l’en divertir : grand abus alui, comme pouvez penser : car pour chose qu’il en dise , il enbien certain qu’il n’y avance ni recule rien. Lassions ordonnesau Roi de son Etat, prions Dieu qu’il lui donne postérité, dest Prince sage qui saura bien nous pourvoir contre tous incop'véniens, Sc du reste laiiTbns faire aux Loix de ce Roïaume : mai squant à ce qui le menace d’une fublévation des Catholiques»Sc d’une innondation des Princes étrangers fur ce Roïaume , s’dle fait, je crois fermement que le Roi a reconnu avec l’expe-rience, que la Ligue peut de foi si peu , que quand il auroit arésoudre ce point, il ne mettroit gueres en compte leurs me-naces , 6c m’assure , qui plus est, que le Roi de Navarre ne ré-tractera jamais la premiere Déclaration qu’il envoyoit au Roi 1

{ >ar laquelle il le íupploit très humblement de lui laistèr démê-er cette querelle avec la Ligue , tant s’en faut qu’étant autorisédu Roi, il puiílè entrer en aucune crainte ou appréhension dsleurs efforts.

Jugez au contraire avec plus de raison , le cas advenant, q l,esous prétexte d’hérésie , on le voulût débouter d’une successif 11à lui ouverte par le Droit Civil des Gens 6c de nature , s’il ufseroit pas tôt secouru de tous les Princes 6c Etats qui font m e 'me profession, d’Angleterre, d’Allemagne, de Dannemarck, d’E"coíïe,de Suisse, 6cc. c’est-à-dire de la plus forte partie de notreChre-tienté f fe représentant chacun en son endroit, que le jugemeH^donné contre ce Prince seroit un préjugé contre soi,un Arrêt doU'jié contre les Princes 6c Etats qui ont protesté des abus de l’Eglifë.»6c en ont requis la réformation. Si la France aussi ne seroit pas obli-gée par ce moyen à calamités perpétuelles, à une guerre mortel^Lc immortelle entre ses Citoyens , qui ne pourroit avoir fin q llSpar la fin de J’un des deux Partis, ni l’un mettre l’autre à si n A ’lans venir bien près de fa ruine. Et qui ne voit que fur ce Théâ-tre auroit à fe décider alors la querelle de toute l’Europe ; ^qui voudroit bailler caution aux Catholiques d’obtenir vi<st 0l<re, en un combat si incertain , contrepesé, si balancé de P arCLc d’autre ? Et posé ce qui peut avenir, que le sort des arni eSsût contr’eux, que pourroit ( je vous laistejì penser) produ 11 ^Fanimosité d’une guerre tant débattue , d’une guerre si sangla