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LettreDUNCaTHO.François,
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mais qu’ils font arriéré-fils du Roi Louis XII, vu que c’est paffeue Madame de Ferrare, leur Grand-Mere hérétique, cornueils disent, & excommuniée , & qui a continué jufqu’à la fin «car ne voient-ils pas que , selon leurs maximes, elle auroit don cperdu tous ses droits , de poíïèder, de succéder, & de trans-mettre , òc par conséquent qu’elle ne peut pas leur en avoitlaide aucun , & que leurs prétentions tant célébrés font nulles»& en Bretagne & ailleurs: mauvais Avocat, qui pour un mo cqui ne sert de rien , leur fait perdre une si riche cause.
Page io g. On leur fait , dit-il, accroire qu ils se disent heri'tiers de la Couronne de par Çharlemagne , & là-deísus il allégusles services faits par eux à ce Roïaume ; comment autremeflj;euílènt-ils obtenu Pautorité des armes , &c fans cette autoritéqui y pût parvenir ; Sc Pépin, fans cette même voie, eût-il sup-planté la race de ses Maîtres. Et combien faut-il faire de bieUpour parvenir au mal, & à un fi grand mal ? Mais, pour bieUrépondre fur ce point, il devoir avoir désavoué le Livre de deSRosières , Archidiacre de Toul, Sujet de Monsieur dc Lorraine »de la généalogie des Princes de Lorraine ; là ou il soutient qu’ihsont Rois de France , premier que Capet, que Charles &Grand , &c que Clovis, c’est-à-dire , avant les trois signées : &où il les fait descendre néanmoins de Çharlemagne : mais p^échelons si frêles, si entre-rompus , si vermoulus , qu’il est mal"aisé, sans se précipiter , qu’ils montent jamais par-là à la Cou-ronne. Là où il déduit le tort fait par Capet ( duquel nos Ro^font descendus ) à Charles de Lorraine, &c à ses descendantjusqu’à appeiler Dieu en vengeance & à garantie, du dro^qu’ils leur retiennent ; & ce Livre a été imprimé à Paris , A gRoi l’a vu & lu , & se l’est fait traduire ; Le l’Auteur a été pri-sonnier pour cet eíFet ; Lc Monsieur le Président Bruslart a ins-truit son procès , & le Roi en son Conseil privé, l’a condamné-Tant que ceux de Guise par entremise d’amis, firent convertila mort en une amende honorable devant le Conseil du R° J 'accordée néanmoins à condition qu’il retracteroit son Livre p^un autre exprès , ce qu’il n’a encore fait,
A ces choses si preignantes, & si concluantes qui se font té-tées devant si grands témoins, & dont les actes judiciaires f 0l l cfoi à toute la France , & feront à la postérité, il falloir pef c1 'nemment répondre , non par vanteries de leurs services,par vanteries songées contre ceux de Bourbon , non par pro-verbes ni apophthegmes : car à gens de jugement, tout cela 11