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tait rien : mais en détestant publiquement & autentiquement — —
Ces Livres-là, en protestant de renonciation à toutes ces protes ^étions , en requérant la punition sévere & exemplaire des Au- d’^Jcatho*^urs. Et quanta certains propos qu’il nous tire de certains lí- François."elles, dont il fait ceux de la Religion contraires Auteurs , j’aivertes toujours tant abhorré cette façon d’écrire, que je n’aiP^s pris la peine de les lire, & partant ne vous en puis par-ticulièrement répondre : bien vous dirai-je que je m’aííiire que^ Roi de Navarre prendra grand plaisir d’en voir les Auteurschâtiés, soit de part, soit d’autre , & ne fais, vu que ce font li-belles fans nom & fameux, par quel préjugé 011 les pourroicplutôt donner aux uns qu’aux autres, quand on voit qu’il enest procédé évidemment de la Boutique & des uns 8 c des autres.
Page 11 z. On les accuse , dit-il, d’avoir été cause de mettre desl /npôtsfur le peuple , & il pense s’en être bien échappé , quandd a dit que la nécessité des guerres en est cause ; & nous fa-y ons à la vérité qu’à la guerre les deniers font nécessaires : mais^ question demeure toute entiere, si la guerre qu’ils ont in-troduite étoit nécessaire, ou non; car si elle n’étoit néceílaire ,ds demeurent Auteurs des impôts, qui autrement n’étoient né-cessaires. Disons donc, après les Etats tenus à Orléans que nousVivions si paisiblement les uns avec les autres , étoit-il tant né-cessaire que Monsieur de Guise, pere de ceux-ci, fans com-mandement du Roi, contre l’Ordonnance qu’il avoir faite èsEtats , allât tuer à Vassi , fans discrétion dage & de sexe, ceuxqui s’y trouvoient au Prêche, usant de la liberté à eux accor-dée par les Etats ? Et n’est-ce pas toutefois la source de noscalamités, l’origine de nos guerres ? Disons encore de plus frais,tars de ces derniers remuemens, que la France étoit partout pai-hble , que nos cœurs de-jour à autre fe réuniíîoient, que toutes^os plaies s’en aboient consolidées , que le Roi n’avoit autre oc-cupation que d’en effacer les cicatrices, de donner soulage-ment au peuple , de remettre sus la dignité de la NobleíTè , de ré-tablir le Clergé en son entier , rendre, & aux personnes, & auxchoses, leur ancienne splendeur : étoit-il donc nécessaire de cou-rir aux armes, d’allumer le feu en ce Roïaume , de remuer lesEdits de paix, la succession, le bien public , saisir les deniersdu Roi, emprunter le Roi d’Efpagne , mettre l’Etranger dansta Roïaume , renouveller tous les maux, regratter toutes lesplaies, ramener Le rappeller tons les désordres qui s’en aboientítachassés de cet Etat ? Et à qui donc pouvons-nous attribues