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Tome premier.
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447
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Lettréun Catho,

DE LA LIGUE. 447

Places que tenoit le Roi d’Espagne esdics Pais , sont mises ès ,plains du feu Prince d’Orange , êc le Roi d’Espagne l’a ratifié,

^a juré, l’a signé de sa main. Jamais nos Rois firent-ils Edits D^ désavantageux pour leur Religion & pour leurs Sujets Ca- François.Coliques ? Encore que le Roi d’Espagne , ce grand Monarquedu nouveau Monde , ce grand Roi des Indes ôc des Iíles , n’a-Voit à lutter que contre deux Provinces, qui ne font pas lasixième partie des Païs-bas, &c esquels même il tenoit bien prèsde Ja moitié ? Nos Rois au contraire , contre un tiers deleur Roïaume , de leur sang, de leur noblesse , 6 c aidés ôc fa-vorisés de puiílàns Princes, nos Rois qui perdant la France,perdent tout, 8 c ne la peuvent mieux perdre que quand ils laJouent contre la France même. Le Roi d’Espagne au contraire<ìui perdant & Hollande 8 c Zelande » ne perdoit pas un ongledu petit doigt, un poil, s’il faut ainsi dire , de fa tête , ôc qu’a-t-il enfin gagné par ses efforts ? Au commencement ils n’avoient^ue Flessinghe , Village par tout plongé dedans les eaux, Fief-fîughe s’est épandu en face du Duc d’Albe en Hollande , ôc Ze-|^nde ; Hollande &í Zelande ont attiré à leur parti les dix-septProvinces du Pais , dont à peine faisoient-ils , comme j'ai dit,sine dixieme , &c n’en sachent gré les Espagnols à leur industrieOu à leur force ; qu’ils en sachent gré à nos folies , à notrejour Saint Barthélémy , non à leur dévotion ni à leur zele ; caraujourd’hui fans cela le Roi d’Espagne en seroit hors. Etenco-^ retournent-ils , quelques secouílès qu’ils aient endurées , lafrise, le Pais d’Utrecht, ôc partie de Braban , de Gueldres &Cde Flandres, ôc ont réduit en telle nécessité Anvers Sc Gand,

* e s conquêtes du Prince de Parme, qu’il fera contraint de les* e sir rendre au premier jour, s’il ne veut laiíïèr mourir de faim£ °ut le Pais.

Page 11 8, 119, II nous ejl, dit-il, aujji licite d employer lesEspagnols pour nous t quaux autres les Anglois. Donnons,qu’ainsiV°'it ; mais voyons donc qui premier fa fait , qui premier aJsitroduit les Etrangers ; car, il est certain que qui premier l’asisit, a m i s en nécessité f autre parti de faire le semblable, 6 cfêtant en doit porter la coulpe , à la décharge 6 C justifica-* x pn de celui qu’il a réduit en cette extrémité ; en nos pre-miers troubles defquels ceux de Guise sont par-tout reconnustuteurs ; qui ne fait que les Suiíïès , les Italiens , les Espa-|n°ls étoient premier arrivés , avoient premier combattus enf rance, <^ue feu Monsieur d’Anddot ri’allâc chercher secours