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1586.
MEMOIRES
Déclaration.
Expositionsur la Décl.d e M. DEMalenme.
» Après, voyant que Monsieur le Maréchal de Matignon n’a-" volt encore attaqué aucune Place, & qu’il s’excuíoit de I e» pouvoir faire, il s’avança pour lui donner moyen , par l'ap-« proche de ses forces, d’entreprendre fans crainte le siège de>3 Castel, qui étoit une Place fur la riviere de Garonne, sot'33 tifiée de longue main : laquelle , pour gagner temps , mondic» sieur de Mayenne reçut à composition , suivant laquelle elle fu E» rasée & démolie ; assiégea incontinent après la Ville de Sainte» Bazeille , fur ladite riviere qui étoit toute environnée de grands» éperons, cafemattes & boulevarts , hors l’enceinte de la mu-33 raille, èc en très belle aísiette : laquelle il prit Sc fit raser SC33 démolir ; & d’autant que les Soldats François commencerent33 à fe débander, &c les Suisies & Reistres demander congé a33 faute de paiement, il emprunta & fit emprunter de l'argent'3 de tous côtés, pour les contenter : ne voulant, pour une si33 bonne occasion , épargner fes moyens non plus que fa vie qu’il
33 expofoit ordinairement à toutes fortes de périls & hasards qui33 fe préfentoient.
Exposition.
Monsieur le Maréchal me permettra de répondre pour luit& de dire que le commencement de cet article est faux : car dy avoit déja quinze jours que Castel étoit assiégé ; la brècheétoit faite lors que le Duc de Mayenne survint : & ambitieuxd’avoir l’honneur de la prise d’une maison particulière , entrasecrètement en composition au grand désavantage du Roi : pi'O'mettant au Maître de la maison douze mille écus pour la pertede fa maison , & récompense des meubles Lc vivres qui s’Jperdroíent ; outre plus, une abolition générale de ce dont ilpourroit être recherché pour le paíTé : cette faute est léger e auprix de celle qui fuit. Chacun s’attendoit que cette storistàntearmée s'en iroít lors faire un effort contre quelque Ville d’im'portance : au contraire, comme si on eût voulu dreííer quelq lienouvelle Compagnie à la guerre, on s’en alla attaquer SaintsBazeille, Ville qu’on n’avoit jamais résolu de tenir, Ville q 111
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ne fe pouvoit tenir ; & pour convaincre leurs mensonges Pleurs actions , je vous prie vous souvenir quelle fut incontinentmantelée ; 6 C si elle étoit si forte, on eut tort de la raser : geste étoit de si peu d’estime qu’on ne pouvoit espérer de fe jE