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Tome premier.
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DE LA LIGUE.

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vres, non tant de mérite, que de superérogation , il a plus qu’ac- j^g^ -quité son devoir, òt satisfait humainement à fa propre conscien- j uSTIÎICArce ; & par même moyen s’est aíïuré de la bénédiction de Dieu fur D „ r 0 1 deses affaires, Le de son secours contre ses Ennemis, lequel ne dé- Navarre.faut jamais à ceux qui le craignent, qui reçoivent en considéra-tion de lui le mal pour le bien , & qui apportent enfin, après unelongue patience , une juste intention à une juste cause.

NÉ G 0 CIATION*

De M, Duplejjis vers le Roi Henri III , en Août i58j.

Xj E Roi de Navarre étant à Sainte-Foi reçut une Lettre duRoi, en date du 5 d’Août, par un Valet de Garderobbe , à lachaste, toute de fa main , par laquelle il lui mandoit en somme,que, pour avoir découvert la mauvaise & scandaleuse vie de ,il se seroit résolu de les chasser d’auprès de la Reine de Navarre,comme une vermine très pernicieuse & non supportable auprès dePrinceste de tel lieu.

Le Roi de Navarre le remercia très humblement du grandfoin qu’il avoit eu en ce fait, de l'honneur & réputation de faMaison, & se reconnut à une singulière obligation vers S. M.

Peu de jours après, étant le Roi de Navarre de retour à Nerac ,y reçut la nouvelle de Taffront fait à la Reine ía Femme entrePalaiseau & S. Cler , dont étoient sortis divers bruits , chacunmesurant & proportionnant cet effet à telle cause qu’il lui enfembloit digne. En cette perplexité le Roi de Navarre se résolutd’envoyer vers le Roi, pour le supplier de lui en déclarer la cau-se , & de lui conseiller, comme bon Maître , ce qu’il avoit à fai-re. II pasla premierement d’y envoyer le sieur de Frontenac ; puisfe résolut du sieur Dupleísis, qu’il ne vouloir au commencementnommer, craignant quelque danger, lequel partit de Nerac le 17Août, passa par Paris , & alla trouver le Roi jusques à Lyon.

Là il fut mené en la Chambre du Roi par M. d’Epernon, ouil le trouva tout seul ; & même ledit Sieur d’Epernon s’en reti-ra. Le Roi lut ses Lettres contenant créance, êí lui commandade l’exposer , ce qu’il fit en ces mêmes mots.

* Cette Piéce est de M. Duplessis Mornai, & fe lit dans le Tome I. de ses Mémoires ; elle"est pas dans l’ancienne Edition des Mémoires de la Ligue.

Tome I. Zzz