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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. 2s

du Soleil , 8é prolongé leur vie ; mais ce leroic dicm eximere - :

dic&ndo , ôé détourner ce peu de temps qui nous reste à une I 59 î *déduction non si nécesiaire que celle que nous acheminons. DE R ^ 0N „ R EDe même nous obligeroit-elle à suivre comment il se doit en- l’Estre,tendre sainement, & sapere adsobrietatem , que hors l’intelli-gcncc de Dieu de laquelle non èft numerus , ( dit le Prophète )tout y est compris, fait & tissu dénombres, nos j ours y font ensilés,nos mois comptés, nos années nombrées , & comme nos che-veux , couchés en état, ôé quasi par inventaire tout ce qui està nous, puisque profert etiam numéro fœculum : dequoi néan-moins suffit un renvoi à saint Augustin en la Cité de Dieu ,saint Ambroise adHoruntianum , Ôé à cette petite Epître d'Ai-eul n us, Précepteur de Charlemagne , pour me réduire à l'ex-plication qu'en font les plus zélés Idolâtres de l’Astrologie, &qui râç tv cídov rpictzád'ct;. Non pas aux astres commande lesage ; mais à foi, contre les incursions, impulsions èc applica-tions des astres , ôé faire en somme qu’ils ne lui soient vraimentque signes Lé avertistements,de la crainte dcsquels, tirée hors ligned’une religieuse prévoïance , le Prophète Jcremie par défensesexprcíles délivre les ames des serviteurs de Dieu. Ausquels seulsj’efpere faire présent 8é jouir quaíì dès cette heure, relut praci-piendi modo , de la très-heureufe restauration que le Ciel nousprépare : Lé ne le présume pas faire entendre à ceux qui sonteíîourdis des clameurs des pauvres veuves Lé orphelins qu’ilsvpprestent, lesquels ainsi que campés près des cataractes duNil, parmi le bruit de leurs furieuses armes , à peine se peu-vent ils cntr’ouir ; Lé n’ai pas estimé entreprendre ce simple,mais véritable discours pour ceux envers qui Diogene diíoitqu’il failoit se íervir (ZogZú) ovSí jusv Áûya , du cordeau , de lahar, des ceps, des fers, du supplice, ôé non du syllogisme,del’enthymeme,nide la raison. Auíli n’a-cepas été mon avis Ren-seigner de la durée de cet Etat ceux qui y prennent très entieresiancc fur les bénédictions que Dieu y fait réluire plus instam-ment au plus fort de ses mêlées , Lé à la preste de ses maux , enlaquelle ils voient talonner toujours la Justice, Lé dissiper pe-tit à petit les ténèbres qui feront tantôt diminuées Lé pastees,si Dieu plaît, à ce petit ombrage que s'exercent tant les Philo-sophes à discerner en plein Soleil. Ceux-là savent que le pluscertain dc tous les augures étoit celui qui s’appelloit legumdic-tio , Lé qu’il ne faut point admettre autre prognostic de la per-pétuité des Républiques que celui enseigné par ce grand Sage STome F> û