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Remon-trance deM- de l’Es-
TKE.
i 4 t MEMOIRES
chétive fille. Lait de la blancheur Sc pureté duquel, gardée ,nous mangions ce beurre ferré, qui fait réprouver le mal Sc éli-re le bien. Ainsi qu’apprend David à ceux qui ne s’cn ferventpoint eux-mêmes , Sc qui pour entrer au Roïaume des Cieux,vieillissent, Sc demeurent toujours enfans de Dieu fous fa dis-cipline , fous fa correction, ne fe donnant pas cette licenceEphœbis excedere , Sc sortir d’un âge , d’une condition si néces-saire à salut, pour rendre le proverbe , II chrétiennement en-tendu , heureusement véritable , Jùç vraldiç cì jípovîíç , imòsem-per pueri sénés , ajoute le Poète Aufone. A nous donc , commetels , feroit indignement Sc calomnieufement réprochée une simortelle vieilleíïe qui ne nous est: que Japientice condimentum 9& cujus apex authoritas.
L’autre, quand pour le péché de ce Roi Israélite, au troisié-me Livre des Rois , Chap. 11, il toléré bien quelque révolte desdix Tribus ; mais il veut qu’il y en ait deux entieresen leur fidé-lité , pour reparquer peu après toutes les autres , les faire rentreren office, Sc confirmer cet Etat.
Pourquoi en arriveroit-il moins de nous, de qui la police,la régence publique est si semblable à celle de Juda , Sc du loïalIsraélite? Vu que le fondement en est la Justice de l’immor-tel, non exposée à caducité aucune , Sc que même l'histoireprise à garand , nous trouverons qu’elle a donné commence-ment à cet Empire, Sc fait pasièr le Rhin à Pharamond, invitépar ceux de Trêves, d’un commun accord, à venir châtierrinjustice violente Sc voluptueuse en la personne de Lucius ,Lieutenant de l’Empereur Honorius en la Gaule Belgique, quiavoir ravi la femme d’un Gentilhomme Sénateur de Trêves.Or, si le monde fe retient long - temps , parcequ’il est de lafaçon de l’Eternel, ou plutôt si nos âmes tiennent comme rais,comme atomes de cette essence perdurable , avouons à ce Phi-losophe de Madaure Apulée, in cogitationes omnium hominumiincidere ejse Deum , & juœ originis non habere authorem , acdenique ejje Jalutem & perfcverantiam earum rerum quas effecern.D’autant que pour conserver fes œuvres, fur lesquels seuls estfa miséricorde perpétuelle , comme l’expliquent nos Peres, iln’éparge rien , ramasse, Sc attire tout à fa fabrique , à son ar-chitecture , & in vinculis hominum , & in vinculis charitatis ,ainsi que nous tient bien avertis Osée , c’est-à-dire, si lesmoïens humains ne sont bastants, il y emploie l’excellence defa charité , qua majorem nemo habet P voire mêmes la divinité de