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Apologie
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TlSTAMS.
2Í 4 MEMOIRES
rêverons, quelque parc qu’clle fe montre. En somme , Mon-sieur, pensons à l’Etac, &C attendant que Dieu nous unislè par. son Saint Esprit en sa Religion , supportons-nous les uns lesautres en cette diversité d’exercices : espérons en lui, il ne tar-dera point. AíTurons-nous que li nous laissons toutes mauvaisespratiques, & que nous marchions serrés contre les ennemis dece Roïaume , ils seront bientôt rcnvcríés ; la paix Le l’abondan-ce de tous biens y reviendront, la vertu y fleurira , tout y feraincontinent cnccint de piété , moïennant paisibles Le charita-bles conférences , que Sa Majesté procurera être faites , pourdécouvrir la vérité de Dieu , Le l’établir : soit que pour ce faireil sc joigne avec les autres Princes Chrétiens , qui y ont mêmeintérêt que lui ; ou bien qu'il convoque des Synodes ou Con-ciles à part en son Roïaume , entre ses Sujets , Le fous son au-torité ; car ce sont les m oie n s propres pour redresser les erreursque les hommes peuvent commettre au service d u Souverain,quand ils suivent leur sens : où, pour certain , ils font fort aisésà glister , Le souvent trébucher. Illcc devra le Pape être admo-nesté de se trouver, ou d’y envoïer , a si n d’êtrc ouï ; car il y aplusieurs articles à démêler de son mauvais ménage , dont iln’est pas raisonnable qu’il soit Juge. C’est , pour certain , absur-dité non petite , de vouloir recourir à Rome pour prendre ins-truction de la vérité Evangélique , où elle est évidemment Le depropos délibéré suffoquée , Le encore plus grande , d'attendreréformation de l’Eglise, de ce côté-là : d’autant que le désordrey a pris origine, Le en tire fa nourriture à présent. 11 y a, grâ-ces à Dieu , aster de piété Le. de savoir en France à cet effet, IIl’on s’cn veut servir. Et ne faut pas mettre en doute que notreClergé étant bien réglé , n’ait plus d’autorité ès choses Ecclé-siastiques en ce Roïaume, que n’a le Consistoire de Rome , com-me il l’a bien lu autrefois montrer aux Papes , entreprenant con-tre ses prétendues Libertés. Que nous vicnt-il de Rome ? Jen’ai point encore ouï dire qu’ès facultés d’aucuns de ces LégatsRomains qu'on nous envoie , il y ait autres termes , que deConfkretidi , P romovendi 3 Dijponendi , Colligendi , Commutan-di , Componendi , ou plutôt, Cauponandi , ainsi que le Baillisde votre oncle disoit qu’il falloit écrire pour comprendre touten un mot, encore qu’il soit bon Catholique , Le à demi Li-gueur ; mais de P rtzdicandl , ou de Docenâi , point de nou-velles : ce scroit chose trop étrange si nous apprenions quelquebien d’eux. Nous nous panons bien de toutes ces diligences
Romanesques,