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Tome cinquième.
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1591-

TM! DUC BE

Mayenne.

r68 MEMOIRES

loix da Roïaume , cn ce que nous aurions reconnu pour RoiMonseigneur le Cardinal de Bourbon plus prochain 6c premierDéclarât. p r ] nce Ju Sang , déclaré tel du vivant du feu Roi, par ses Let-tres Patentes , vérifiées cn tous les Parlemens , 6c en cette qua-lité désigné son successeur, où il viendroit à décéder sans cn-fans mâles , qui nous obligeoit à lui déférer cet honneur, 6c àlui rendre route obéiílance, fidélité 6c service , comme nous cnavions bien l'intention , s’il eût plu à Dieu le délivrer de lacaptivité cn laquelle il étoit : 6c fi le Roi de Navarre , duqueíseul il pouvoir espérer ce bien , eut tant obligé les Catholiquesque de le faire, le rcconnoître lui-même pour son Roi, 6c at-tendre que nature eût fait finir ses jours , se servant de ce loisirpour se faire instruire 6c réconcilier à l'Eglise: il eut trouvé lesCatholiques unis 6c disposés à lui rendre la même obéissance6c fidélité après la mort du Roi son oncle. Mais persévérant cnson erreur , il ne nous étoit loisible de le faire , si nous voulions,comme Catholiques, demeurer fous l’obéistânce de l’EgliseCatholique , Apostolique , 6c Romaine, qui l’avoit excommu-nié 6c privé du droit qu'il pouvoit prétendre à la Couronne.Outre ce que nous cuisions, en le faisant, enfreint 6c violé

-, d’autre personne ; Dieu aïant voulu ehoi-„ sir un instrument si foible pour exécuter-, cette vengeance ; asin que chacun connût-, quelle étoit du-tout sienne, J’ai fait dé--, dater par sa mort M. le Cardinal de-, Bourbon , Roi. Nous faisons tout ce qui„ nous est possible pour le retirer de la pri--, son où il est. Le Prinee de Bcarn , qui-, prend aussi le titre de Roi , n’oublie rien-, de son côté pour s’cn saisir 8c rendre maî-s« tre ; & je crains que ceux qui le tiennent,-, ne soient plus disposés à suivre son inten--, tion que la nôtre. Si cette eau se & les Ca--, tholiques de ce misérable Sc désolé Roïail--, me ont eu besoin par le passé de l’appui-, Le du secours de Votre Majesté; s’ils ont-, expérimenté fa bienveillance Sc fa bonté,-, elle leur est encore plus nécessaire que„ jamais, aujourd'hui qu’ils ont un enne--, mi , Chef de l'Hérésie , qui va être assisté-, de tous les Princes qui se sont séparés de» l’Eglise , 8c Test déja de la Reine d'An--, glererre , Sc de plusieurs en ce Roïaume ,-» qui fous le nom de Catholiques ont tou--, jours essaïé d établir PHérélie. Nous la»» supplions très humblement d’emploïer fa», grandeur, son autorité , 8c son Nom ,-, pour notre conservation, qui lui acquêt -

„ ra ce litre immortel ; comme il est se-, plus grand Monarque du monde , qu’il„ est aussi le seul Sc vrai Protecteur de l’E-„ glise Sc des Catholiques par toute la Chré-„ tienté ; 8c fur nous , qui avons conservé„ notre Religion Sc notre Etat par son„ bienfait, une obligation si grande que„ nous confesserons Sc reconnoîtrons à ja-„ mais lui devoir tout; 8c moi en particu-„ lier, qui ne veux espérer bien , sûreté, Sc»» autorité > ni avoir réglé en ma conduite» que celle qui viendra de ses Commande-», mens , lui rendrai très humble Sc perpé--, tuel service. J’envoierai incontinent à-, Votre Majesté ; Sc entrerai aussi en con--, férence de l’état de nos affaires avec M.», le Commandeur Moreo, aussi-tôt qu’il-, sera ici, où je l’attends au premier jour ,», asin quelle en soit au plutôt instruite : S:„ cependant je prierai Dieu que pour le-- bien de la chose seule il conserve Votre» Majesté, SIRE, en très parfaite santé ,-, très heureuse 8c longue vie.-

Votre très humble Sc très obéissantserviteur, Charles be Lorraine ,Duc be Mayenne.

De Paris , le 1 t jour d’Août ij8p>