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Déclarât.ru Duc ,deMayenni.
1?0 MEMOIRES
glisc , i’exemple de leurs majeurs , Sc la Loi fondamentale duJtloïaume, qui requiert au Prince qui prétend droit à la Cou-ronne, avec la proximité du sang , qu’ii loit Catholique, com-me qualité essentielle Se nécessaire pour être Roi d’un Roïaumcacquis à Jefus-Christ , par la puiílar cc de son Evangile, qu’il areçu depuis tant de siécles , selon Se en ui forme qu’clle cil annon-cée en l'Eglise Catholique , Apostolique Sc Romaine. Ces rai-sons nous avoicnt lait eîpérer que h quclqu'apparence de devoiravoit retenu pluíieurs Catholiques prés -lu reu Roi, qu’après famort, la Religion , le plus tort hen a c tous les autres, pourjoindre les hommes ensemble, les uniroit tous en la défense dece qui leur doit être le plus cher. Le contraire feroit toutesfoisavenu contre le jugement Sc prévenance des hommes , pourcequ’il fut aisé en ce soudain mouvement, de leur persuader quenous étions coupables de cette mort, a laquelle n’avions aucu-nement pensé : Sc que l’honncur les obligeoit d’aíîìíler le Roide Navarre, qui publioit en vouloir prendre la vengeance, Scqui leur promettoit de fe faire Catholique dedans fix mois. Ety étant une fois entrés , les offenses que la guerre civile produit,les prospérités qu’il a eues , Sc les mêmes calomnies que les Hé-rétiques ont continué de publier contre nous, font les vraiescauses qui les y ont depuis retenus , Sc donné rnoïen aux Héré-tiques de s’accroître li avant, que la Religion Sc i’Etat en fonten péril. Quoique nous aïons vu de loin le mal que cette divi-sion devoir apporter , Sc quelle feroit cause d’établir l’Héréíîeavec le sang Sc les armes des Catholiques , que notre réconci-liation feule y pourroit remédier, Sc que pour cette raison nousl’aïons soigneusement recherchée : si n’a-t-il jamais été en no-tre pouvoir d’y parvenir : tant les esprits ont été altérés, Sc oc-cupés de passion , qui nous a empêchés de voir les moïens de no-tre salut. Nous les avons fait prier íouventefois de vouloir en-trer en conférence avec nous, comme nous offrions de le fai-re avec eux, pour y aviser : Fait déclarer tant à eux qu’au Roide Navarre, mêmes fur quelques propositions faites pour met-tre le Roïaume en repos , que s’il délaissoit son erreur Sc fereconcilioit à l’Eglife, à notre saint Pere, Sc au saint Siège ,par une vraie Sc non feinte conversion , Sc par actions qui pus-sent donner témoignage de son zele à notre Religion , quenous apporterions très volontiers notre obéissance, Sc tout cequi dépendroit de nous , pour aider à faire finir nos miferes :Sc y procéderions avec une si grande franchise Sc sincérité que