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Tome cinquième.
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ì 74 MEMOIRES

' dans les cendres , & que les armes posées, notre haine soit da

, ' tout morte : íi est-il certain , que nous ne serons pourtant

d^duc ue T ' exempts de ces autres passions , qui nous font aussi souvent fail-Mayenne. lir , que nous aurons toujours le péril fur nos têtes, & seronssujets malgré nous aux mouvemens & passions des Hérétiques ,qui feront quand ils pourront par conduite , ou par force , ècavec l’avantage qu’ils auront pris fur nous , aïant un Roi deleur Religion , ce que nous savons déja qu’ils veulent. Et si lesCatholiques vouloient bien considérer dès maintenant les ac-tions qui viennent de leurs conseils , ils y verroient assez clair.Car on met les meilleures Villes êí FortercíTès qui font prises,en leur pouvoir , ou de personnes qui font reconnues de touttemps les favoriser. Les Catholiques qui y résident font tous lesjours accusés & convaincus de crimes supposés : la rébellionétant le crime duquel on accuse ceux qui n'en ont point : lesprincipales charges tombent déja entre leurs mains : on est ve-nu juíqu’aux Etats de la Couronne, Les Bulles de nos saintsPeres les Papes Grégoire XIV Le Clement VIII , qui conte-noient leurs saintes & paternelles admonitions aux Catholi-ques , pour les séparer des Hérétiques , ont été rejettées & fou-lées aux pieds avec mépris par Magistrats qui s’attribuent lenom de Catholique, combien qu’ils ne le soient en effet. Cars’ils étoient tels, ils n’abuíeroient de la simplicité de ceux quile font par des exemples tirés des choses advenues en ce Roïau-me , lorsqu’il étoit question d’entrcprise contre la liberté Sc lesprivilèges de l’Eglise Gallicane , èc non de fait semblable aunotre : le R chaume n’aïant jamais été réduit à ce malheur , puisle temps qu’ilareçu notre Religion, de souffrir un Prince Hé-rétique , ou d'en voir quelqu’un de cette qualité qui y ait pré-tendu droit. Et si cette Bulle leur sombloit avoir quelque diffi-culté , étant Catholiques, ils y dévoient procéder par remon-trances, êc avec le respect &c la modestie qui est due au saintSiège , Lc non avec si grand mépris, blasphème Lc impiété, com-me ils ont fait : mais c’est avec deslein , pour apprendre aux au-tres qu’ils savent être meilleurs Catholiques qu’eux, à mépriserle Chef de l’Eglise, asin qu’on les en sépare plus aisément après.II y a des degrés au mal : on fait toujours commencer par celuiqui semble le moindre, ou ne l’être point du tout : le jour sui-vant y en ajoute un autre r puis enfin , la mesure se trouve aucomble. C’est en quoi nous reconnoissons que Dieu est gran-dement courroucé contre ce pauvre êc désolé Roïaume, èí qu’il