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AvERTISSïM.
a u Roi.
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quelconque ? Et tous les rnoïens de pacifier les troubles, ont-îlsjamais été fondés fur ces contraintes ? Ces Sujcts-là ont-ils ja-mais demandé, que la franchise à laquelle les Rois leur font natu-rellement & civilement obligés ? Quelle tyrannie est celle d’uninférieur envers son légitime Magistrat, de lui vouloir faire laloi, en son corps , en ses biens , en son ame ? Mais surtout en.un Roïaumc suceeflìf comme le vôtre, Le qui vous est acquis parvotre propre droit,.fans la faveur ni sélection de personne;quelle inconsidération d’allumer les divisions en votre Peuple aulieu de les éteindre ? Faire un Roi partisan en son Roïaume tFaire les Rois illégitimes de son légitime Roi? Lui soustraire lesdévotions des uns pour lui attraire , je ne fais comment, les dé-votions des autres ? Forger toute forte d’évcnemens, & proposercomme s'ils vouvoient disposer. En quc.l temps Lc dans quelleNation sommes-nous tombés ? Les plus ignorans & les plusmal entendus au fait de la Religion , feront ceux qui vousen minuteront le changement ? Car , Sire , prenez la peinede leur en demander le fonds , vous les mettrez bien enpeine , & n’aurez pour toute conclusion, qu’un je ne sais-quel masque d'Etat, c’est-à-dire la vieille chant on des hom-mes du monde , & qui ont coutume en ces matières defaire conduire les bœufs par la charette. S’il étoit questionde la Monarchie des Turcs, je ne doute point qu’on nevo is prêchât le Mahumetifme , puisqu’il faut avoir, à leurjugement, la Religion pour les Etats , &c non pas les Etatspour la Religion. Prenez-y bien garde , Sire , & de peur deperdre tout, avisez de n'en perdre pas feulement une partie,II est ici question de futilité ; puis donc qu'on ne craint pointde vous faire perdre les Huguenots en ce changement, il fautpar nécessité qu’on se promette de vous faire avoir mieux. Etquoi 1 ce Cjue dé j a on n’a pas , c’est-à-dire un Epervier qui apris bien avant son cílor en l’air, pour lâcher l’aìlouette quevous tenez dé j a en la main, c’est-à-dire, l’ombre de la chairque vous avez à la bouche, c’est-à-dire, les voix redoublées auxvallons, pour étouffer votre propre parole. Car ce qu’on a, quicst-ce qui vous le donne ? Est ce pas vous-même qui le leuravez acquis? Est-ce pas vous même qui le leur avez conservé ?N’avez-vous pas trouvé ce Peuple tremblant, quand votre voi-sinage les raíEura ? Qui effraïa jamais ces effroïables Ligueurs ,que l’ombre même de votre réputation ? Qui les a chastes, épars,& renfermés, que votre invincible courage ? Vous faisiez ces