DE LA LIGUE.
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bons offices à votre Prédéceílèur, il les rcconnoiíîoit de vous, 1593 .
8c vous en lavoir le gré que tout le monde fait, 8c maintenant Avertissim.il semble à je ne fais quelle forte de gens , qu’on vous oblige au Roi.de cette poílcíììon , 8c chacun triomphe de votre propre gloi-re. Vous avez semé, à ce que je vois, pour autrui , 8c fau-dra déformais que vous demandiez à la porte de ceux à quivous avez tant donné. Et quant à ce que vous , ni eux n'avezpoint encore , laiílez-lcs faire , Sire , vous ne vîtes jamais genssi empêchés. Aveuglement étrange ! toute la France , c’est-à-dire , vos Amis 8c vos Ennemis, d’une commune voix, n’ontjugé moïen de restaurer ces ruines d’Etat, qu’en votre main:on l’y a cherché , on l’y a trouvé , St non ailleurs ; de quelleprésomption donc croiront-ils que cet édifice fe rcleve en au-cune forte que fur votre fondement ? Je vous entends, Meilleurs,les Catholiques révoltés fe rendront plus aisément à un Catho-lique. Mais l'expérience , la raison 8c les témoignages font con-tre vous. L’expérience, hélas ! elle est encore si récente, queles cicatrices n’cn font pas fermées. Qu’avons-nous perdu ? unRoi , le plus Catholique qui fût, ni qui fera jamais. Que luiest-il advenu des Catholiques ? Allarmes, séditions , confu-sions, à la fin même la mort. Un Roi Catholique , de longuemain Ennemi juré des Huguenots, être troublé, St finir de laforte ! Où est la foi, où est la révérence des Catholiques en-vers leur Prince ? Je fuis contraint de me servir en cet endroitde la défense, dont ce bon Docteur Tertullien garantit les-Chrétiens de son temps, c’està lavoir, de leur fidélité enversles Empereurs; au lieu que ceux qui les demandoient ordinai-rement pour les supplices , étoient les premiers qui confpi-roient la ruine des Empereurs même St de l'Empirc. S’est-iltrouvé jamais Huguenot, qui ait entrepris fur la vie sacrée deson Roi ? Et cette innocence ne leur apportcra-t-elle point quel-que grâce, quelque support, quelque amitié particulière de leursPrinces, la grandeur 8c la prospérité defquels ils conservent sireligieusement ? Et vous glorifierez-vous point à bon droit d’ê-tre du nombre de ces incoupables , 8c non pas de ces parjures,de ces Rebelles, de ces cruels St détestables parricides ? Et sil’aposthume de la malice des Catholiques a crevé jufquesdà ,qu’ils s’en font pris à leur propre Conservateur, qu’ils ont ja-dis tant honoré , dont ils tiennent à présent la mémoire même£n abomination , quelle assurance tirerez-vous, Meilleurs , deçes déloïaux, pour ce nouveau Catholique ? Voilà la raison