Band 
Tome cinquième.
Seite
350
JPEG-Download
 

3 y» MEMOIRES

—- remcde donc pour la tranquillité du Catholique?Lc Roi même

M93- y a-t-il pas pourvu dès son Avenement? II n’alterera rien ca

Avf.rtissem. Religion que par la voie d’un libre Sc saint Concile. Que de-

AU Roi ‘ mandez-vous davantage ? Quand Anastafe premier , qui étoicde l’héréfie d’Eutyches, condamné par le Concile de Chalcé-doine, fut élu Empereur, que lui demanda le Patriarche deConstantinople, sinon qu’il ne changeroit rien Le ne fufeite-roit point aucun trouble en l’Eglisc ? Notre Roi vous en pro-met tout autanr , combien qu’il ne s’avoue point pour héréti-que. Quelle déraisonnable injustice est-ce de le vouloir faire chan-ger ìui-même, si vous ne voulez point qu’il vous change vous-même en aucune forte ? Sa promesse Sc fa foi y font, obligez-lui pour le moins les vôtres , Sc jouez au pair avec lui en ce fait,pour le laisser commander en tout le reste. S’il vous contraint,mal à propos à quelque chose qui soit contre Dieu Sc votre faineconscience , fervez-vous des réponses de Daniel Sc de saintPierre, Lc préférez l’honneur du Souverain Magistrat aux témé-raires volontés de son Vassal. Mais ne criez point devant qu’onvous écorche, Sc contentez-vous de dépendre d’un Roi entierSc véritable , tel que Dieu vous l’a donné. II l’a choisi tel qu’ilest : fíìt-ce un Saiil, Sc qu’il y eût cent mille David dans leRoïaume , à qui est-ce que Dieu a donné vocation légitimepour lui couper feulement le bord de fi manteline ? Acariâtres,qui ne savez aucunement discerner le bien du mal, Sc vosfantaisies d’avec les immuables Arrêts de la volonté de Dieu :moucherons de l’air, fourmis de la terre, vermisseaux d’enfer,qui veulent combattre le bras de l’Eternité ; hommes à qui lesOints du Seigneur, les Dieux serviteurs du Dieu vivant, neservent plus que de fable Sc de mocquerie ; Anges de ténè-bres , qui confondez la lumière , ne fera-ce jamais fait Sc vostravaux ne vous lassent-ils point ? Si nous avions assaire à quel-qu’Indien, à quelque Sophi, à quelqu’Ottoman , la couvertureíembleroit plus agréable ; mais contre un Chrétien,, pouvez-vous, Peuple Chrétiens, violer le droit de Dieu, l’équité deshommes , la piété des Chrétiens ? Non, Sire, ne croïez jamaisque quand vous deviendriez mille fois plus Catholique qu onne vous souhaite , vous arrachiez jamais les prétextes de révolteà ces mutins iniques Lc réfractaires. Ils disent maintenant, s’ilétoit Catholique j ils diront tantôt, s il etoit bon Catholique jils diront enfin, s’il avoit quelque brin de Religion. Leurs der-niers livres chantent haut Lc clair , que quand vous deviendriez