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Tome cinquième.
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DE 1A LIGUE, 35»

fnêtne Catholique, qu’il vous faut avoir en plus grande dé-testation que jamais, comme un Apostat & un misérable Re-laps. Vous ne ferez jamais à leur gré, quelque profession quevous entrepreniez , que par force ou par miracle ; Pune , Dieula leur fera sentir par votre main ; êc l’autre, immédiatementà vous Lc à eux, quand il voudra. Votre vocation est de lui,tirée en ligne de droit par la Loi infaillible de votre Roïaume ,que craignez-vous ? Et fussiez-vous seul, & fuíîiez-vous bannien quelque Désert, 6 C fuífiez-vous aux abois de la mort, ce-lui qui vous appelle , vous ouvrira & vous fera régner en dé-pit de tout le monde. Dieu cntrône & détrône les Rois: con-fcillez-vous avec lui Lc non pas avec les hommes , dont les con-seils, fans lui, pèsent encore moins que la vanité même. Usne fauroient ajouter, ils ne fauroient ôter un seul poil de votretête, & quel diadème en attendez-vous ? Us ne fauroient vousacquérir d’eux-mêmes le moindre boulevard, & comment vousmettront-ils en main tout le Roïaume ? En vain chercherez-vous de complaire aux hommes , de qui votre espérance ne dé^pend point. Après Dieu, Sire , tout est en vous , la réputa-tion de votre constance , Pavantage de vos vieux serviteurs ,Pamour de vos nouveaux Sujets , feront les honorables , les as-surés & les rehauiTés échelons de votre grandeur. Les pasteursy parviennent. Eh ! ne désespérez point : vous êtes déja Roi'reconnu de la plus faine partie de votre Etat ; ne changez pascette solidité pour du vent, èc paffez feulement plus outre , égalà vous-même, pour nous faire voir & sentir des actions de mê-me. Si ce n’est le malheureux commencement, ce fera l’heu-reufe fin qui vous couronnera. Qu’il vous souvienne cependantque vous aurez de Phonneur S>C du profit à poursuivre, & toutle contraire au contraire.

Je viendrai maintenant à Une derniere considération que j’aíproposée dès le commencement, qui est que même générale-ment pour tout l’Etat, il n’est pas bon que vous changiez de'Religion. Car , Sire , succédant à la Religion de vos prédéces-seurs, il est infaillible & nécessaire de toute nécessité , que vousallumiez les feux aux quatre coins & au milieu de tout votreRoïaume , pour persécuter laréformation des Huguenots. Car,,ce font les effets de ces causes , non pas contingens, mais natu-rels & essentiels. 11 faudra par ces feux repurger entierement lavieille opinion , qu’on retiendra 'autrement, que vous êtes en-core Huguenot. Si l’on vous contraint à l’un , on vous contrains

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