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LettrepesPeputés,auxi'KUNCES , & C.
z 66 MEMOIRES
ligion Catholique &c le Ealuc du Roïaume, ils n’ont vu jufqu’àprésent qu’il y ait été donné l’avau'-ement qu’ils jugent être sinécessaire pour faire cesser nos m;s :s , Sc remettre notre Pa-trie en quelque meilleur état, qui est la cause que nous vousprierons avec toute affection, de vo-doir considérer avec vosprudences, que no,,s avons à rendre omote auxdits PrincesSc Seigneurs, non-seulement d-, nos actions, mais aussi d’unesi longue demeure Sc retardement qui advient en cette négo-ciation , pendant laquelle ce Roïaume se consume, nous nedirons pas à petit feu, mais d’une viol nteflâme, avec un fu-rieux embrasement, qui ne tardera ( s' 1 ne plaît à Dieu parfa sainte grâce de nous inípirer meilleurs conseils ) d’anéan-■tir Sc réduire en cendres, Sc les uns Sc les autres. Ce qui nousfait craindre que nous ne soïons aux derniers jours de la ma-ladie, est que nous votons que de jour en jour, d’heure à au-tre, il se met en avant cse nouvelles inventions, pour avancer.Sc précipiter notre ruine. Si l’ambition insatiable de ceux dela part desquels elles font proposées n’étoit connue à un cha-cun de vous, comme à nous-mêmes , si l’on ne savoir , à notregrand dommage , la violente passion que de tout temps ils ontmontrée de subjuguer notre Patrie , Sc fouler aux pieds la di-gnité du nom François, nous nous étendrions à le vous écrire,*mais vos prudences n’ont besoin de notre instruction. II noussuffira de vous dire, que depuis la venue de ces Députés du Roia Espagne, ils ont assez fait connoître par leur dire Sc actionsle venin qu’ils ont préparé pour empoisonner ce Roïaume. Ilsdisent maintenant une chose , maintenant l’autre. Ces grandszélateurs de l’honneur de Dieu Sc de la France ne demandoienta u commencement, si ce n est qu’il fût pourvu à ce qui con--cernc la sûreté Catholique. Vous nous l’avez mandé Sc fait im-primer. Ce zele de Religion les a fait entrer en goût de deman-der le Roïaume pour un Allemand, que presque on ne savoitpas en ce Roïaume s’il étoit au monde , Sc avec cet Allemandils veulent, contre la Loi Salique, Loi fondamentale du Roïau-me , mettre le Sceptre entre les mains d’une Fille (i). Voïantque leurs finesses n’avoient pas succédé d'e ce côté-là , ils propo-sent de bailler la Fille d’Espagne à celui que le Roi des Espa-gnols choisira , c’est-à-dire , qu’ils,vo us demandent que vousmettiez sélection de* ce Roïaume au jugement Sc discrétion du
£i) ì/InfaiKC d’Espagne,