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Tome cinquième.
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z68 MEMOIRES

cette Couronne, pour le soutènement 6c honneur de laquelle

. Iet n£S il combattent 6c combattront jufqu’au dernier soupir de leursD£PUTás,Aux vies. Quand ils se perdront, vous perdrez vos frères êc bonsj’KíNtrs, &c, am j s m éritent d’être tenus pour bons & nécessaires appuisde la Monarchie Françoise. Us font de vous 6c de votre va-leur le même jugement. Quelle malédiction nous peut main-tenant conseiller d’aiguiser nos couteaux contre ceux auxquelsnous sommes obligés de desirer tout bien 6c prospérité? Nousdélirons fur toutes choses que la Religion Catholique soit con-servée , 6c que Tordre ancien en la succession de la Couronnesoit observé ; de quoi pouvons-nous donc être accusés, si cen’est de ce que nous ne voulons , ni pouvons consentir desouffrir le joug des anciens ennemis de la France ? S’il y achose que de part ou d’autre soit demandée avec raison, ce-' lui qui s’y opposera sera jugé déraisonnable ; il en sera blâmé

tout le temps de sa vie , & sa mémoire sera honteuse 6c dé-testable à la postérité. Au contraire, Já mémoire de ceux quis’emploieront loïaumentà délivrer leur Patrie du danger extrê-me où le malheur Ta précipitée, demeurera perpétuelle 6c trèshonorable aux siécles à venir ; 6c eux vivant feront aimés , res-pectés & honorés de tous les gens de bien, comme vrais en-cans de Dieu 6ç vrais François. Nous estimons à la vérité quenotre maladie est très grande , très dangereuse 6c presque mor-telle. Mais nous n'estimerons point qu’elle soit incurable , s’ilplaît aux gens d’honneur 5c de valeur , tant d’un parti que d’au-tre , se dépouillant de toutes autres passions que de la Religion6c de TEtat, considérer mûrement les causes 6c les remedes quise peuvent apporper à notre mal. Comme un Navire agité desvents 6C des vagues, s’il donne fur un banc, force est qu’ils’ouvre, tellement que prenant eau , s’il n’est'promptementconduit à quelque Port ou Rade, il va à fond 6c se perd avecjes hommes 6c tout ce qui est dedans ; mais étant arrivé à bon.Port, il peut être sec.ouru, 6c ce qui est dedans sauvé, avecle Navire que Ton pourra refaire 8c remettre en aussi bon étatqu’il étoit auparavant. Ainsi nous dirons qu’il adviendrait ence Roïaume, qui a donné fur un banc , un écueil de séditionqui Ta misérablement ouvert aux Etrangers. 11 est en un trèsévident danger de se perdre 6c couler à fond, si nous tardonsde le conduire au Port de la paix. Mais nous voulons espérerAvec la bonne aide de Dieu , que si nous serons si heureuxque de nous bien résoudre à uye bonne réconciliatipn , que

non,