DE LA LIGUE.
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Avertiffement.
Onobstant cette Treve générale , les Chefs de la Ligue avec leursEtats de Paris ne quittèrent la poursuite de leurs desseins ; & comme ilss’étoient auparavant opposés à Rome par l’entremise de l’Ambassadeur d’Es-pagne aux négociations du Marquis de Pisani, & du Cardinal de Gondi »Députés des Princes 8c Seigneurs François, Catholiques Romains, vers lePape , avant la Cérémonie du 25 de Juillet , austì se résolurent-ils d’em-pêcher que le Roi, duquel ils parloienc fort odieusement, fut pourtantreçu , ains de lui contredire autant ou plus qu’auparavant, par les Sermonsde quelques Sorbonistes ( 1 ), par déclarations au contentement de leurs Adhé-rans , par secrets efforts, 8c par pratiques à Rome, pour renverser 8c rendreinutile ou dommageable au Roi le volage qu’y entreprenois le Duc deNevers, pour faire la reconnoissance au Pape, de laquelle fera parlé toutd’un train ci-après, en traitant du succès de fa légation.
Quant aux Sorbonistes 8c autres Prêcheurs de la Ligue , en public 8c enparticulier, devant 8c après la Treve , leurs Discours étoient, que la M estequ’on chantoit devant le Roi, méritoit le nom de Bâtelage ; qu’impossibleétoit que le Roi se convertît : que le Pape ne pouvoir le recatholiser , 8Cautres Propositions étranges, contre lesquelles un Personnage de la Reli-gion Romaine publia le petit Traité que nous ajoutons ici.
M M O N O
D
L O G I E
DE SORBONNE LA NOUVELLE(t).
J>Ai toujours pensé que Dieu favorisant la France d’une trê-
ve , non moins désirable que néceílaire, il y auroit quelqueíurféance, non-feulement d’armes , mais auísi de paroles ai-gres ôé piquantes ; cependant que les deíîeins de tous les vrais& non Efpagnolifés François, tendans unanimement à unesainte & louable réconciliation , nous pourroient engendrerenfin une heureuse & amiable paix en tout ce Roïaume. Maisà ce que je puis connoître , je fuis bien déçu de mon opi-nion , puisque les Chaires, plus que jamais, font profanées
( 1 ) Voïez fut cela ['Histoire de M. de de la Ligue. Elle leur attribue Sc aux Sor-Thou, Livre 107. bonistes d’alors onze Hérésies. Cet Ecrit se
(1) Ce r Ecrit d’un Catholique , ou foi- lit austì dans la Satire Ménippée , au t. 3.diíant tel, fut fait conue les Prédicateurs contenant les preuves, pag 3 27 & fuiv.
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