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Tome cinquième.
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4 i8 MEMOIRE S

^3. la promesse du Roi. Particulièrement ils s’attachent à notreEpître m m honneur , & pensent avoir remporté une signalée victoire , s'il 8beMorenne. peuvent à belles injures blesser notre renommée. Je ne veux, tou-chant leurs mensongères inventions &c détestables calomnies ,faire autre réponse que celle que j’ai autrefois lue dans Sene-que ; Maie de te loquuntur hommes , sed mail : movcrerjl de meMarcus Cato , Jl Lccíius japiens , Jì duo Scipiones isa loqueren-tur. Nunc malts difplicere laudari ejl ; non vote fl ullam autorita-tem habere Jententia , ubi qui damnandus es , damnat. Maie de teloquuntur , moverer Ji hoc judicio facerent , nunc morbo faciunt.Bene nejciunt loqui , faciunt non quod meremur 3 sed quodso-ient ; quibusdam enim canibussc innatum es , ut non pro seritate ised pro consuetudine latrent , c’est à-dire , les hommes parlentmal de toi , oui, mais ce font les méchans. Cela me fâcheroit,si c’étoit Caton , si Ladius le Sage , si les deux Scipions qui encette forte parlassent de moi. Maintenant, déplaire aux mé-chans , vaut autant comme être loué. La sentence par laquellecelui qui mérite être condamné, condamne un autre, ne peutavoir , ni poids , ni autorité. Les hommes parlent mal de toi( ajoutc-t il) cela me fâcheroit s’ils le faiíoient par jugement Scraison , non par folie èc passion. 11s ne savent que c’est de biendire d’unepersonne , ils me font, non ce que j’ai mérité , maisce à quoi ils font accoutumés , ni plus ni moins qu’ii y a cer-tains chiens qui abboientà toute heure, non tant pour avoir lenaturel sauvage , comme pour y être duits dès leur naissance.J’en pourrois autant dire de ceux qui nous font la guerre parconvices , Lc je crois que j’en ferai avoué des Sages. Cela suffirapour l’heure présente, je viens à ce qui est de plus grande con-séquence. II se présentoir une très belle Lc souhaitable occasionde profiter à l’Eglise , qui étoit la conversion du Roi , Mejss ,Mesis multa , operarii paucï. Moisson grande & ample , mais ilse trouvoit peu d’ouvriers. Indice & témoignage très assuré des-malheurs qui dévoient advenir aux derniers temps auquel Chan-tas refrige/cere , inïquitas abundare debet , la charité se doit re-froidir , & l’iniquité surabonder. S’il est question d’aísassinats ,brigandages , séditions , rebellions, calomnies , nous trouve-rons prou d’ouvriers , &c chacun se fera de la fête. Mais s’il estquestion de la conversion d’une ame dévoïée , chacun se retirearriéré , comme nous avons vu en ces derniers jours , efquelschacun a pris des excuses ; Declinavit cor meiim in verba malt-tics , ad excusandas exeufationes in peccatis , cum hominibus ope-rantibus iniquitatem , Ps. 40. Mais encore , ô bon Dieu, quelles