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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. 4 z T

ment les trois raisons par moi alléguées ; car lors vous juge-rez que ce n'a été aucune paillon désordonnée , mais une dé-libération bien fondée qui m'a fait quitter Paris, pour me Erîrendre dedans la Ville de Saint Denis. D£lv

Pour commencer par la premiere. Combien de fois Christ;a-t-il enseigné de vive voix 8c par ester en l’Evangile , queceux qui devroient l’cnsuivre euffènt à travailler après la con-version des âmes? A cette occasion met-il en avant la para-bole du Pasteur , cherchant la Brebis égarée , fans s’épargnerni arrêter, jufqu’à ce que I’aïant trouvée 8c chargée íur fesépaules il la rapporte au Troupeau? Qui ne fait la soigneuserecherche de la Femme affligée 8c dolente, pour retrouver laDrachme perdue? Je n’allegue point ce Pere de famille, le-quel reçut de si bon visage son siis repentant des débauches ,

f ourmandifes 8c ordures , efquelles il s’étoit veautré ; queaïant reçu en grâce , 8c ramené en son logis, tout y reten-tissent de joie & de plaisante musique. Comment donc pou-vons-nous être appellés Prêcheurs de l’Evangile , si nous necherchons diligemment les errantes 8c dévorées Brebis du Sei-gneur ? Quel nom méritons-nous, si en lieu de ce faire nousles dissipons , déchirons, séduisons, Lc saisons errer par lesMontagnes? Malheur, malheur fur vous , Pasteurs, difoit leSeigneur, poureeque vous n’avez point remis, guéri, rejoint,ramené, cherché ce qui étoit dévoie, malade, brisé, déjetté,perdu ; mais commandez rigoureusement 8c tiranniquementaux Troupeaux. De vos cornes vous sabordiez les pauvres Bre-bis , julqu’à ce qu’clles fuslènt çà 8c là éparfes hors du Parc.Nous avons été témoins de ce désordre depuis quelques an-nées , à mon grand regret ; car les Docteurs 8c Prêcheurs,qui dévoient exhorter les Pécheurs 8c Hérétiques à fe retirerpromptement de leurs iniquités, ont perdu courage, ou fe fontdonnés du bon temps , ou même ont allumé le feu d’une la-mentable guerre civile ; y ont porté du bois , 8c ont jetté del’huile fur la flamme, ou d’une bouche vilaine 8c vénale ontdéchiré par calomnieux outrages les sideles Ministres de la pa-role de Dieu, soigneux du salut des Hérétiques. Les Parabo-les de l’Evangile ne proposent pas ce m bien : les saintes 8ccharitables œuvres de Christ, recherchant de si fervents affec-tion les Péagers 8c gens de mauvaise vie , pour arracher leursâmes du gouffre d’enfcr, 8c les vendiquer à foi, tendent àtout autre but. Aïant effaré, de faire le même , ces bons Ca-Tome TT si h