4 z(í MEMOIRES
tholiques zélés ont aiguisé leurs langues comme rasoirs, ontEpît e %m cont é à es Fables, pensé iniquités, &C mis leur bouche dedansjuMqìunne. 1c Ciel. Je vous laide penser s’ils ont bien fait; de moi, sien cet endroit j'ai bronché , ç’a été suivant les pas de Christ*
Car on ne peut dire ( afin que je vienne à la seconde par-tie de ma défense ) que ma vocation ait été éloignée de telleentremise , attendu que la charge des Prédicateurs ( tels queDieu a voulu de fa grâce que nous ludions, ) porte qu’ils ré-pandent en tous lieux semences de la parole de Dieu , Lc tour-nent toutes leurs sollicitudes &C pensées vers la conversion desPécheurs. Tu es Chrétien, Lc as reçu ce nom, dit Chrysos-tônae, afin d’ensuivre Christ, òí obéir à ses Loix, par exhi-bition d’œuvres. Et qu’a fait Christ ? II ne demeurent pas aílìsen Jérusalem, pour y attendre les malades, mais alloit parles Villes ÔC Bourgades, guérir les Maladies de l'esprit &. ducorps. Ne voïez-vous pas que les Médecins font le semblable ?Us ne contraignent ceux qui sont attachés au lit de sc faireporter hors de leurs maisons, mais y entrent pour les visiter?'rais le semblable , mon ami, te souvenant que , si nous netrafiquons en cette forte, il n’y a point de salut ès Cieux pournous. Les paroles de ce grand Docteur m’ont ému , quoiqueles chiens impudens aboient à l’cncontre, de prendre cetterésolution d'annoncer, quand la commodité se présentera 9l’Evangile par tout le monde, non pas en l'enclos d’unc Vil-le, comme font ces Prêcheurs délicats & efféminés. Qui m'ac-cu se ra d’autrc comportement, mes travaux, Lc les témoigna-ges irréprochables de gens de bien , le redargueront de men-songe Satanique.
Or , fi je me fuis aucunement épargné pour enseigner tou-tes fortes de gens, de tant de vile condition qu’ils aient pu être,,je vous prie , me repolerois-je, les bras croisés ôc accroupi enla maison , quand il s’agit de la conversion d’un très puissantRoi, Lc par conséquent de la réduction Lc du salut de tous lesHérétiques qui font en France? Car c’est la troisième raison,par laquelle je disois avoir été induit de venir ici.. Antigonusécrivit bien à propos au Philosophe Zenon , qu’il eût à Te ve-nir trouver en diligence, & sut qu'en s’emploïant pour le bien.du Prince, il seroit le Docteur de tous les Macédoniens , &que les Sujets ensuivoient ordinairement le Prince. II ne pou-volt dire chose plus vraie. Je désiré être agréable au Roi, &,que mon service lui profite. Cela ne peuvent espérer mes ad-